Grande-Bretagne : le processus d'évaluation de la recherche évolue


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Le système d’évaluation de la recherche dans les universités britanniques, le RAE (1) , va subir en 2008 quelques transformations. Au-delà d’une simple dimension technique, il s’agit de faire ressortir dans chaque université des « poches d’excellence » en matière de recherche. Établi pour la première fois en 1986, le RAE en est à sa sixième édition. De ses résultats dépend l’allocation de fonds publics versée aux universités. À la fin du mois de novembre 2007, ces dernières ont soumis leurs meilleurs travaux de recherche au RAE 2008. Comme en 2001, date du dernier RAE, les travaux soumis, regroupés par sujets (au total 67), seront jugés par des pairs : environ 1 100 universitaires et experts du secteur privé les évalueront. Mais les critères d’évaluation évoluent et prendront désormais en compte les travaux de recherche appliquée et interdisciplinaire, des types de recherche laissés de côté dans les exercices précédents. La façon de noter est également différente. Elle repose sur un système appelé « Metrics ». Il s’agit de mesurer les « entrées » et les « sorties » de chaque département soumettant des travaux. Des fonds octroyés par des organismes privés seront par exemple considérés comme des « entrées », tandis que le nombre de doctorats achevés ou de publications fera office de « sorties ». Enfin, la présentation des résultats changera. Au lieu de noter les universités sur une échelle de 1 à 7, chaque recherche soumise obtiendra de une à cinq étoiles. Un moyen de conférer davantage de visibilité à des pôles d’excellence au sein de chaque établissement. Pour les universités britanniques, les dés du RAE sont jetés. Il leur faudra attendre la fin 2008 pour connaître les résultats du RAE et leur avenir en matière de financement de leur recherche.

(1) Research Assessment Exercise.


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