Grève du 11 octobre 2011 : des lycéens portent leurs revendications


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A l’appel de l’UNL, principal syndicat lycéen, des lycéens ont rallié l’intersyndicale CGT-CFDT-FSU-UNSA-Solidaires, lors de la journée de  mobilisation du mardi 11 octobre 2011 contre le plan d'austérité du gouvernement. Leurs revendications rejoignent celles des syndicats d'enseignants.

Selon l'UNL (Union nationale lycéenne), la mobilisation des lycéens était plus forte mardi 11 ocrobre qu'elle ne l'avait été le 27 septembre dernier. 35 lycées bloqués en région parisienne et à Paris, une centaine de lycéens dans les rues de Toulouse, à Belfort, Besançon, Lille et les deux principaux lycées de La Rochelle bloqués, toujours selon le principal syndicat lycéen. De son côté, le rectorat de Paris précisait que « seule une dizaine d’établissements sur les 172 que compte l’académie » avaient été bloqués mardi matin.  En fin d'après-midi, le ministère de l'Education nationale n'était pas en mesure de communiquer un bilan global des actions lycéennes.

"Toutes les classes sont à 35-40 élèves"

Principales revendications de l’UNL : les classes surchargées entre 35 et 40 élèves, le manque de formation des jeunes professeurs qui y enseignent et la question des rythmes scolaires au lycée, où les journées de 8 ou 9 heures de cours ne sont pas rares. « Le jeudi, par exemple, j’ai  deux heures de maths le matin, d’autres cours toute la journée, une heure pour manger et une heure de maths, pendant laquelle je ne peux plus rien apprendre, de 17h30 à 18h30 », témoigne Victor Colombani, élève de terminale ES (économique et sociale) et président de l'UNL.

A l’instar de Victor Colombani, Elsa Denferd, membre du bureau du syndicat lycéen, battant le pavé dans les rues de Clermont-Ferrand mardi matin, estime que les conditions se sont dégradées dans les lycées. « Ce qui était l’exception est devenu la règle. Toutes les classes sont à 35-40 élèves et les jeunes profs, très bons dans leur matière, sont balancés dans ces classes sans savoir enseigner ».

"ce n'est pas à nous de payer le plan d'austérité"

« Quand on nous parle de dette, de crise, de rigueur, on entend, mais on ne comprend pas qu’on ne mette pas la priorité sur l’éducation en temps de crise », clame le président de l’UNL, Victor Colombani. Pour Elsa Denferd, si les lycéens sont dans la rue aujourd’hui, c’est aussi « parce qu’ils ne pourront pas tous voter en 2012 et qu’ils veulent rappeler que ce n’est pas à nous et à l'éducation de payer le plan d’austérité, quelque soit le gouvernement ».
Un message au gouvernement présent… Et futur.



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