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Indiscret. Hausse des droits de scolarité : après les écoles des Mines et Télécom, Centrale Paris ?

Céline Authemayou
Publié le
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Etudiants de Centrale Paris © Centrale Paris
Etudiants de Centrale Paris © Centrale Paris // ©  CentraleSupelec

Souvent évoquée en coulisses, la hausse des frais de scolarité dans les écoles d'ingénieurs va-t-elle devenir une réalité ? Après les établissements sous tutelle du ministère du Redressement productif, Centrale Paris pourrait elle aussi voir ses droits augmenter dès la rentrée 2014, dans le cadre de sa fusion avec Supélec.

Dans un contexte de restriction budgétaire, le sujet de l'augmentation des droits de scolarité anime le monde des écoles d'ingénieurs. Dans quelques mois, CentraleSupélec verra le jour, sous le statut de grand établissement public. Et avec la création de cette nouvelle entité se pose la question des futurs droits de scolarité de l'école.

À la rentrée 2013, ceux de Centrale Paris s'élevaient à 606 €, montant fixé par arrêté pour les écoles publiques sous tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. École privée sous cotutelle (MESR et Redressement productif), Supélec demandait, quant à elle, 1.225 €.

Le nouvel établissement CentraleSupélec héritera de la double tutelle, ce qui peut ouvrir la voie à un alignement des droits de scolarité de l'actuelle Centrale sur Supélec. C'est cette solution qui semble à l'étude à ce jour. Pas question, cependant, pour Centrale de communiquer aujourd'hui : l'école insiste sur le fait que les frais d'inscription du futur grand établissement seront fixés par arrêté ministériel dans les prochains mois.

Neuf écoles publiques augmentent leurs frais

Cette perspective s'inscrit dans un contexte particulier, puisque le 23 décembre 2013, le ministère du Redressement productif annonçait par arrêté l'augmentation des droits de scolarité de ses écoles d'ingénieurs. Dès la rentrée 2014, Télécom ParisTech, Télécom Bretagne, Télécom SudParis mais aussi les Écoles des mines (Paris, Saint-Étienne, Alès, Douai, Nantes et Albi-Carmaux) feront passer leurs droits de scolarité de 850 € à 1.850 € pour leurs nouveaux étudiants.

“Il faut bien avoir conscience que cette décision arrive dans un contexte de budget contraint de l'État, qui, depuis au moins deux ans, a du mal à maintenir le niveau de ses subventions pour nos écoles”, rappelle Jean-Claude Jeanneret, directeur général de l'IMT (Institut Mines-Télécom) qui regroupe les écoles concernées. “À l'heure actuelle, les droits de scolarité ne couvrent qu'environ 10 % des coûts effectifs de formation.”

Nous ne voulons pas que l’augmentation des droits de scolarité soit comprise par les pouvoirs publics comme la solution à la baisse de la subvention d'État (Y. Poilane)

Pas de nouvelle hausse en 2015 pour les mines et télécom

Toute la question est de savoir si cette hausse est la première étape d'une longue série. À ce sujet, Yves Poilane, directeur de Télécom ParisTech, est clair : “Une nouvelle hausse à la rentrée 2015 n'est pas à l'ordre du jour. Nous ne voulons pas que l’augmentation des droits de scolarité soit comprise par les pouvoirs publics comme la solution à la baisse de la subvention d'État. C'est le discours que nous tenons et nous continuerons de défendre la stabilité de cette subvention auprès du ministère du Budget.”


Céline Authemayou | Publié le

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