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Idex-Isite : l'Université Paris-Est et Clermont-Auvergne se remobilisent

Camille Stromboni
Publié le - Mis à jour le
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Université d'Auvergne – campus - Avril 2012 - ©Fabienne Guimont
Pour les deux candidats, la gouvernance à long terme et le lien entre écoles et universités font partie des axes de progrès envisagés. // Université d'Auvergne ©FG

Ils postulaient pour un Isite et ont été recalés. Après la déconvenue, les pôles universitaires Paris-Est et Clermont-Auvergne se remobilisent pour la dernière vague de sélection de la compétition de l’Initiative d’excellence.

La désillusion est évidemment au rendez-vous. "Cela fait 18 mois que notre communauté se mobilise sur ce projet donc, forcément, nous sommes très déçus", résume Mathias Bernard, président de l’université Blaise-Pascal, qui fait partie du projet d’Isite Clermont-Auvergne.

Avec Paris-Est, le site auvergnat fait partie des deux candidats à l’Isite à avoir échoué lors de la première vague de sélection de l’Initiative d’excellence, dont les résultats ont été annoncés le 22 janvier 2016.

En route pour la dernière chance

"Cette déception doit être surmontée, il y a une seconde vague de sélection qui s’ouvre, rebondit l’auvergnat. Nous attendons avec impatience le rapport du jury, en espérant qu’il sera le plus détaillé possible, pour retravailler notre dossier."

Même son de cloche chez ses collègues franciliens. "Nous essayons de comprendre les raisons qui ont poussé le jury à prendre cette décision", abonde l’administrateur provisoire de l'Université Paris-Est, Philippe Tchamitchian.

D’après les questions posées lors des auditions, trois pistes d’amélioration se dessinent pour la Comue francilienne : les partenariats avec l’industrie à renforcer, la politique en relations internationales à préciser au niveau opérationnel, et enfin la gouvernance à long terme qui reste encore à clarifier.

Des fusions cruciales ?

"Nous proposons la construction d’un établissement qui intègre les entités [universités et écoles] dans le respect de leurs personnalités juridiques, explique Philippe Tchamitchian. Nous avons besoin d’approfondir la façon dont cela va fonctionner, en travaillant avec le ministère de l’Enseignement supérieur mais aussi les trois ministères 'techniques' [ceux de l'Écologie, de l'Agriculture et de la Culture] dont relèvent nos écoles. Pour élaborer une solution qui n’existe peut-être pas encore dans les textes aujourd’hui."

Pour l’administrateur provisoire, la fusion des deux universités membres, l’Upec (Paris-Est Créteil) et l’Upem (Paris-Est-Marne-la-Vallée), promise au 1er janvier 2017, constitue, dans tous les cas, "un point d’appui incontournable". "Si elle venait à être remise en question, cela ne serait plus la peine de prétendre à un second tour", défend-il, tandis que les élections à la présidence de l'Upec ont lieu prochainement. Gilles Roussel vient, lui, d'être réélu à la tête de l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée.

En Auvergne, la fusion des universités est, elle aussi, programmée au 1er janvier 2017, tandis que les deux écoles d’ingénieurs ne font déjà plus qu’une. Pour Mathias Bernard, la structuration entre universités et écoles doit encore être retravaillée.

"Le jury a insisté sur ce sujet lors de la séance de questions. De manière plus globale, nous n’avons peut-être pas été assez convaincants sur l’organisation du site à long terme", estime-t-il. Autant de pistes pour constituer un nouveau dossier d'ici à novembre 2016.


Camille Stromboni | Publié le - Mis à jour le

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