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Indiscret. Sciences po : de nouvelles tensions entre le ministère et la direction


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Sciences po Paris, entrée rue Saint-Guillaume, octobre 2012
Sciences po Paris, entrée rue Saint-Guillaume, octobre 2012 // ©  Camille Stromboni

Nouvelle péripétie dans le processus de succession de Richard Descoings à la tête de Sciences po Paris. La fuitedans le Nouvel Observateur de la réponse de l'IEP parisien à la Cour des comptes aurait provoqué la colère du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

La défense choisie par Sciences po n'a pas non plus été très appréciée : l'IEP, pour prouver son efficacité, critique par ricochet d'autres établissements auxquels il se compare – les universités, Dauphine, l'ENS Lyon ou HEC.

Une nouvelle tension qui intervient quelques jours après une entrevue entre la ministre Geneviève Fioraso et les deux dirigeants de l'institut, Jean-Claude Casanova, (président de la Fondation nationale des sciences politiques) et Michel Pébereau (président du conseil de direction de l'IEP), pour faire le point sur le processus de recrutement du nouveau directeur.

Gelé après l'intervention du ministère , celui-ci semble reparti puisqu'une réunion du comité du conseil de direction est prévu lundi 8 octobre 2012. Ordre du jour : non précisé. Le rapport de la Cour des comptes est lui attendu à la fin octobre 2012.

Une ligne de défense surprenante

Plusieurs points dans la défense de Sciences po publiée dans le Nouvel Observateur, qui se concentre sur la question du coût d'un étudiant à l'IEP, peuvent étonner.

Tout d'abord, l'institut relève qu'étant donné son modèle pédagogique en premier cycle, il ne peut pas être comparé à une université. Il avance donc que ce sont les classes préparatoires qui seraient un bon indicateur de comparaison, ce qui lui permet d'estimer que ses élèves coûtent entre 32% et 68% de moins qu'en prépa. Un choix inattendu quand on connaît le discours porté par Richard Descoings tout au long de son mandat, dénonçant le système des classes préparatoires et plaidant pour son modèle alternatif d'université sélective.

L'IEP revendique par ailleurs une insertion en trois mois et demi en moyenne, contre 30 mois pour les universités. Précisons qu'un tiers des diplômés de l'IEP poursuivent des études, ou préparent un concours un an après le diplôme (voir l'enquête insertion de l'IEP ). Mais surtout, les diplômés des universités ne mettent pas 30 mois à trouver un emploi : c'est l'enquête menée par les universités qui porte sur la situation à 30 mois du diplôme.

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