Indiscret. Un rapprochement à l'étude entre Télécom Lille et les Mines de Douai

Sophie Blitman
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Télécom Lille et les Mines de Douai envisagent de se rapprocher. // DR
Télécom Lille et les Mines de Douai envisagent de se rapprocher. // DR
Après l'Ouest, le Nord ? Alors que Télécom Bretagne et les Mines de Nantes se dirigent vers une fusion, Télécom Lille et les Mines de Douai réfléchissent à un éventuel "rapprochement". Un projet cependant assez complexe sur le plan institutionnel.

Les écoles d'ingénieurs n'échappent pas à la tendance des regroupements. Depuis mars 2012, l'IMT (Institut Mines-Télécom) rassemble les six écoles des mines et les quatre de l'Institut Télécom. Avec la volonté de "mutualiser les forces des écoles, tout en laissant à ces dernières la possibilité de mener leurs propres actions", comme l'a expliqué, fin 2013, à EducPros le directeur de la stratégie Nicolas Sennequier.

Désormais, des stratégies régionales émergent : après Télécom Bretagne et les Mines de Nantes, qui ont annoncé qu'elles s'engageaient sur la route de la fusion, c'est au tour de Télécom Lille et des Mines de Douai de réfléchir, "sous l'égide de l'IMT, sur le positionnement des écoles de l'institut en région Nord-Pas-de-Calais". Des complémentarités pourraient notamment être trouvées sur l'énergie et le numérique, les deux thématiques phares de l'IMT, tandis qu'un rapprochement permettrait d'atteindre une taille critique et de gagner en visibilité.

Il ne s'agit cependant encore que de pistes, comme le souligne Narendra Jussien, arrivé à la tête de Télécom Lille en janvier dernier : "L'objectif est de regarder comment potentiellement aller plus loin à deux plutôt que chacun de son côté pour accroître notre attractivité, tant pour nos étudiants que pour les entreprises qui les recrutent dans le cadre de notre mission de développement économique du territoire. À ce stade, rien n'est écrit, tout est ouvert, tout doit et peut être étudié."

Il faut dire que la situation n'est pas simple sur le plan institutionnel. Télécom Lille est en effet une école interne à l'université, et souhaite le demeurer  : "Il est exclu de sortir de l'université", affirme son directeur, qui parle d'un "lien organique, fondamental et nourricier". A ceci s'ajoutent la fusion programmée des trois universités lilloises et la mise en place de la Comue (Communauté d'universités et établissements), dans laquelle les écoles devraient être associées. Autant de projets à mener en parallèle.


Sophie Blitman | Publié le

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Yann G..

Cette fusion va permettre de diversifier les profils en recrutant directement après bac sur le modèle des INSA pour la nouvelle entité issue de la fusion; ce qui à mon sens est pertinent pour permettre à des étudiants modestes d’accéder à des études supérieures.

Aldemius.

Fusionner ou se rapprocher d'un école qui recrute après le bac à 10/12 de moyenne, voilà un projet qui ne va pas vraiment faire monter Mines Douai...