Insertion professionnelle des étudiants : l’enquête de Valérie Pécresse avance

Marie-Anne Nourry
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L’indicateur d’insertion professionnelle mis en place par Valérie Pécresse donnera ses premiers résultats en octobre 2010. Les universités viennent de remettre leurs chiffres au ministère après une vaste campagne téléphonique auprès de leurs diplômés de 2007, pour connaître leur situation sur le marché du travail. .

En décrivant la situation professionnelle des étudiants 30 mois après l’obtention de leur diplôme, la méthodologie mise en place par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, en concertation avec la Conférence des Présidents d’Université, le Céreq (centre d'études et de recherche sur les qualifications) et le délégué interministériel à l’orientation, il répond à un double objectif : informer les étudiants, les lycéens et leurs familles sur l’insertion professionnelle des filières universitaires, évaluer et renseigner sur la performance de l’université.

90 000 étudiants concernés

Entre décembre 2009 et mai 2010, les universités ont mené une enquête téléphonique auprès de leurs diplômés de 2007, pour connaître leur situation sur le marché du travail. Près de 90 000 étudiants, titulaires d’un DUT (diplôme universitaire de technologie), d’une licence professionnelle ou d’un master, ont été concernés par cette vaste opération.

Les universités viennent de communiquer leurs données au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche mais il faudra attendre octobre 2010 pour connaître le bilan de cette première collecte.

 Une enveloppe de 750 000 €

L’Etat a apporté un soutien financier aux universités pour les aider à mettre en place le dispositif de collecte des données. Le versement s’est fait en deux temps : un tiers au début de l’enquête, le reste après réception des données. Les dotations ont principalement été calculées en fonction du nombre d’étudiants à interroger.

L'université de Limoges mène aussi une enquête locale

Il y a trois ans, l’université de Limoges a décidé d’interroger systématiquement ses étudiants, 18 mois après l’obtention de leur diplôme (licence et master). L’objectif de cette enquête locale, qui reçoit en moyenne 70% de retour, est d’informer les lycéens et d’aider les responsables de formation à remplir leur dossier d’habilitation.

L’enquête du ministère a été imposée à l’université sur le même public mais, pour Aurélie Doyen, responsable de l’Observatoire du Carrefour des étudiants de l’université de Limoges, elle présente moins d’intérêt pour l’université. D’abord parce que cette enquête nationale n’interroge pas les étudiants étrangers, ceux nés avant 1977 et ceux qui poursuivent leurs études. Alors que l’enquête locale a concerné 660 étudiants diplômés d’un master en 2008, l’enquête nationale a concerné seulement 322 étudiants diplômés en 2007. Ensuite parce que les questions de l'enquête nationale sont moins détaillées : « Dans notre enquête locale, nous nous intéressons à l'emploi en lui-même, à la satisfaction des diplômés et à l'adéquation de l'emploi avec la formation et le niveau d'études ».

En toute logique, le taux d’emploi est meilleur après 30 mois (près de 90 % des étudiants interrogés sont en poste) qu’après 18 mois (79 %), mais le déclassement est mieux traduit par l’enquête locale. A ce sujet, Jacques Fontanille , président de l’université, souligne l’intérêt de son Observatoire : «  C’est en prenant conscience de la déqualification des jeunes diplômés que l’université a la possibilité d’agir en la faveur de ses étudiants ».

Nos articles sur l'insertion professionnelle au sein des universités :

Le lancement de l’enquête sur l’insertion professionnelle des étudiants
Les BAIP (bureaux d'aide à l'insertion professionnelle) de quatre universités pionnières


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