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Instituts catholiques : des effectifs étudiants en forte hausse

Camille Stromboni
Publié le
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L'université catholique de Lille // DR
L'université catholique de Lille // DR

+38% en six ans. Le nombre d'étudiants dans les instituts catholiques ne cesse de croître, comme le montre une note publiée à l'été 2013. Plus de 26.000 étudiants étaient inscrits dans ces établissements à la rentrée 2011, soit une hausse de 7 % par rapport à l'année précédente.

Les effectifs des instituts catholiques sont passés de moins de 20.000 à plus de 26.000 étudiants, entre 2005 et 2011. Soit une hausse de 38%, d'après une note de la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance) publiée en juillet 2013.
Pour la rentrée 2011, le nombre d'étudiants a augmenté de 7% par rapport à 2010, sachant que 86% d'entre eux préparaient un diplôme universitaire (contre 14 % qui suivent une formation canonique). L'augmentation était déjà l'année précédente de 2%, et de 14% en 2009.

Le nombre de nouveaux bacheliers entrant dans les instituts (Lille, Lyon, Paris, Toulouse, Ouest) est également en hausse, mais de manière plus limitée (+4% en 2011 ; +2% en 2010), principalement en direction des disciplines juridiques, économiques et littéraires (+10%).

Les lettres, langues et sciences humaines à l'honneur

Près d'un étudiant sur deux suit une formation de lettres, langues et sciences humaines dans les instituts catholiques, tandis que ces disciplines concernent 30% des étudiants de l'université.

Avec un profil un peu différent de celui de l'université : les filles sont plus fortement représentées (2/3 d'étudiantes, soit 10 points de plus qu'à l'université), de même que les bac généraux (9 étudiants sur 10, contre 77% à l'université) et les catégories sociales favorisées. Les enfants de cadres représentent 37% des effectifs (hors formations canoniques), soit 6 points de plus qu'à l'université.

En revanche, la part d'étudiants étrangers dans les cursus universitaires est nettement plus faible dans les instituts catholiques (8% contre 15%).

Le taux de réussite en L1 s'établit à 65,5 % dans les instituts catholiques, contre 43,1 % à l'université

Le cycle licence prédominant

Parmi les formations de type universitaire, 64% des étudiants suivent un cursus de licence, contre 60% dans les universités. Une différence d'autant plus forte que les instituts catholiques ne possèdent pas d'IUT, qui accueillent, eux, 13% des effectifs de premier cycle à l'université.

Les instituts disposent enfin d'un taux de réussite en première année notable : de 22 points supérieur à celui des universités (65,5% des nouveaux bacheliers inscrits en première année en 2010-2011 sont inscrits en L2 l'année suivante, contre 43,1% à l'université). Les nombreuses différences entre les deux cursus – sélection à l'entrée, profil des étudiants, principales disciplines d'études... – expliquent ce différentiel, mais pas seulement.

"Quelles que soient les caractéristiques de l’étudiant observées, le taux de passage de la L1 vers la L2 est plus élevé chez les étudiants d’institut catholique", relève la note.

Pour en savoir plus
Lire la note de la DEPP publiée en juillet 2013 : Les étudiants dans les instituts catholiques - Forte augmentation des effectifs à la rentrée 2011

Camille Stromboni | Publié le

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ANTOINE.

Les consignes données par la hiérarchie ?? Si elles existaient elles iraient plutôt dans l'autre sens. Je connais très bien ce qui se passe dans l'un des instituts catho et dans la fac publique voisine. Je peux vous dire que la majorité des équipes travaille en bonne intelligence, loin, bien loin des querelles public/privé. Bien sûr que le public accueilli dans les Instituts Catho est plus favorisé que dans les facs publics mais il y a aussi des boursiers...et puis être "fils à papa" n'a jamais été un gage d'intelligence et de réussite universitaire. Je pense que ce qui "rassure" dans les instituts catho c'est la dimension humaine et l'accompagnement des étudiants. Non pas que le public ne veut pas le faire mais quand on accueille 600 étudiants en amphi en L1 il est plus difficile de faire du suivi que lorsqu'on en accueille 150. Quant aux diplômes ils sont délivrés par un jury rectoral ou une université partenaire...et croyez-moi ils ne sont pas du tout bradés. Public / privé: "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin"...

Bergès.

C'est un des indicateurs de la dégénérescence d'une grande partie des Universités, concurrencées déloyalement par les Grandes Écoles en amont, les organismes de recherche propre en aval, et dont les réformes liberticides récentes ont aggravé le fonctionnement. Notamment sur le plan pédagogique (réforme LMD", séparation du niveau "L" du niveau "M", de celui-ci du niveau "D", arrêté du 7 août 2006 sur les formations doctorales, faux "semestres" de 10 à 12 semaines, etc…). Pr. Michel Bergès

Robert.

Peut-être une différence dans les consignes données aux jury par la hiérarchie, et la docilité des jurys à les appliquer ?