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IUT de Saint-Denis : un blâme pour Rachid Zouhhad

Marine Miller
Publié le - Mis à jour le
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IUT de Saint-Denis
Bernard Betant, inspecteur de l'IGAENR et ancien directeur de l'IUT de Montreuil, a été nommé administrateur provisoire de l'IUT de Saint-Denis après la suspension de Samuel Mayol. // ©  Marine Miller

Un blâme. C'est le verdict de la section disciplinaire de l'université Paris 13 qui s'est prononcée sur le sort de Rachid Zouhhad, enseignant et ancien chef du département techniques de commercialisation de l'IUT de Saint-Denis pour sa gestion de cette entité de 2012 à 2014.

La section disciplinaire, qui devait se prononcer sur le cas de Rachid Zouhhad poursuivi pour sa gestion du département techniques de commercialisation entre 2012 et 2014, a rendu son verdict : ce sera un blâme.

"Sur l'échelle des sanctions, un blâme arrive en deuxième position après l'avertissement. C'est plutôt une sanction morale qui n'a pas de conséquences sur la carrière de l'enseignant", explique André Legrand, professeur de droit public et ancien président de l'université de Paris-Ouest-Nanterre-la-Défense.

"Cela ne change rien à sa situation dans l'IUT de Saint-Denis. Rachid Zouhhad continuera d'y enseigner", affirme Jean-Loup Salzmann, le président de l'université Paris 13.

Pourtant, dans la synthèse de ses recommandations en juin 2015, l'IGAENR écrivait qu'"en tout état de cause, il serait souhaitable que les services de l'université incitent Messieurs Z [Rachid Zouhhad] et B [Hamid Belakhdar] à rechercher une affectation dans une autre composante de l'université pour permettre à l'IUT de Saint-Denis de retrouver un fonctionnement apaisé".

"Seul l'enseignant peut demander sa mutation et, pour l'instant, il ne l'a pas fait", précise le président de l'université. Contacté par EducPros, Rachid Zouhhad n'a pas donné suite. 

Deux nouvelles sections disciplinaires

L'affaire de l'IUT n'est pas terminée pour autant. Son directeur, Samuel Mayol, a été suspendu par le président de Paris 13 le 12 novembre. Il est renvoyé lui aussi devant la section disciplinaire. De sources proches du dossier, il aurait demandé à "dépayser" son cas dans une autre université. 

Un autre enseignant, Hamid Belakhdar, a été jugé par la section disciplinaire, qui a prononcé "un retard à l'avancement d'échelon pour une durée de deux ans", le 21 décembre. Elle devait statuer notamment sur des menaces de mort qui auraient été proférées à l'encontre du directeur et des personnels de l'IUT.

Un nouvel administrateur provisoire

Entre-temps, un  administrateur provisoire, proposé par la rectrice Béatrice Gille, a été nommé. Il s'agit de Bernard Betant, inspecteur de l'IGAENR et ancien directeur de l'IUT de Montreuil. Un parcours qui pourrait lui être utile à la tête de l'IUT de Saint-Denis.




Marine Miller | Publié le - Mis à jour le

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Charentais.

je ne rajouterai rien aux commentaires précédents mettant en cause, ce qui était leur droit, l'objectivité de la présentation à la décision contre l'Universitaire R.ZOUHHAD. je suis plus intrigué par cette demande de "dépaysement" qui serait déposée, je suppose par son brillant avocat, par son Supérieur Suspendu.Cette notion concerne jusqu'à plus ample informé les dossiers pénaux et politiques les plus sensibles(on en est quand même pas encore là avec iutsd...), et probablement pas la "justice" universitaire qui s'exerce a priori pour les uns ET pour les autres dans le cadre de la décentralisation et de la loi d'autonomie installée avec une certaine Valérie Pécresse...

Soyons équitable.

Voic la défense de M. Zouhad qui me semble extrêmement factuelle à lire pour entendre l'autre face du dossier en question: https://blogs.mediapart.fr/yvan-raphanel/blog/290915/rachid-zouhhad-ma-verite-sur-les-dysfonctionnements-iut-st-denis-ce-titre-ma-interpelle-je-vous-i

le vengeur masqué.

madame, il serait bon que vous pensiez à entendre le point de vue de M. Zouhhad. votre information est partielle donc partiale. M. Zouhhad a été "blanchi" des accusations portées à son encontre et n'a été blamé que pour une question de planning, de volume d'heures. rien du clanisme, du sexisme, du communautarisme, des détournements de fonds. l'objectivité est un métier difficile et il serait temps que vous le compreniez.

Amine.

Voilà comment on récompense les serviteurs dévoués! C'est Scandaleux! Cet homme intègre mérite plutôt une palme académique face à une cabale médiatique montée de toutes pièces! C'est une honte...! L'Université doit le soutenir et sanctionner les fabulateurs...

Benj808.

Les palmes académiques? le prix nobel de la paix, allons y carrément. Ces décisions ne disent rien de l'issue de cette histoire, ce n'est que de l'agitation de la part du président de l'université. Ce qu'il faudrait surtout c'est que M. Salzmann dont la carrière s'est brisée sur la lamentable gestion de cette histoire ne se servent pas de ses pouvoirs disciplinaires pour régler ses comptes avec Samuel Mayol en le chargeant sans preuve.

Hannibal.

Vous auriez pu mieux préciser le contenu du dit "verdict" qui innocente Rachid Zouhhad de toutes les accusations surréalistes portées contre lui. Trop vous demander? Qui a donné la parole à Rachid Zouhhad pendant ces deux terribles années?