Newsletter

L'actualité de l'éducation du 5 au 12 juin 2015 avec le Café pédagogique


Publié le
Envoyer cet article à un ami

Chaque semaine, EducPros vous propose une synthèse de l'actualité de l'enseignement secondaire, en partenariat avec le Café pédagogique.

Bac 2015 : qu'en pensent des profs ?

Le bac approche, la tension monte du côté des élèves. Mais qu'en est-il du côté des professeurs ? Comment se préparent-ils à l'épreuve ? Quelle vision ont-ils de ce moment déterminant de la scolarité ? Très investis en général dans les révisions de fin d'année, ils sont parfois partagés entre le désir de faire réussir tous leurs élèves, et les décalages – voire les contradictions – que le système leur demande implicitement d'absorber. Le regard qu'ils portent sur les épreuves du bac et les modalités d'évaluation, malgré leur attachement revendiqué et assumé à l'examen, se teinte d'une nuance de perplexité. Quatre professeures du secondaire, enseignantes en classe terminale, évoquent leur expérience de fin d'année.
Lisez l'article...

Une circulaire de rentrée pas si scolaire que cela

À qui est destinée, au juste, la circulaire de rentrée 2015 ? Bien sûr aux personnels des écoles et des établissements. Mais alors que les représentants des enseignants, pour une fois, demandaient unanimes, le 3 juin, au Conseil supérieur de l'éducation, le report des différents "parcours" et de l'Enseignement moral et civique (EMC), la circulaire leur apporte, dès le 4, une réponse négative. Encore une fois ça ne traîne pas... Vantant une école plus juste, plus inclusive, plus républicaine, la circulaire énumère des dispositifs qui défendent mollement ces principes.
Lisez l'article...

Collège

Philippe Meirieu. L'École : une contre-société ? Lettre ouverte à Régis Debray

Dans un dossier que lui consacre l'hebdomadaire Marianne (n°946 – 5 au 11 juin 2015), Régis Debray, au cours d'un long entretien, aborde brièvement la question de l'école dont on sait à quel point elle lui tient à cœur. Pour avoir eu la chance d'échanger et de travailler à plusieurs reprises avec Régis Debray (1), je sais que, loin des caricatures de certains publicistes, il manifeste, sur les problèmes scolaires, une salutaire exigence. Sans renoncer aux principes fondateurs auxquels il est attaché, il reste attentif à ce qui se joue dans l'entreprise pédagogique, pas si éloignée que cela, dans le fond, de la "médiologie" qu'il a créée et qui, en faisant travailler diverses spécialités sur l'impact et les enjeux de l'émergence des objets techniques dans les phénomènes culturels et civilisationnels, rejoint la "posture matérialiste" en pédagogie que promouvait Célestin Freinet, et que développe aujourd'hui, par exemple, la "pédagogie institutionnelle". Par ailleurs, j'ai toujours vu en Régis Debray un homme passionné et rigoureux à la fois, assumant, avec un rare courage, des positions souvent "marginales", et doté d'une curiosité d'esprit qui lui donne une extraordinaire aptitude à l'observation et au dialogue. J'ai toujours trouvé également, dans ses ouvrages, des bonheurs de lecture exceptionnels, tant il est capable de forger les formules qui donnent prise à l'intelligence et suscitent la pensée (2)... Aussi avais-je été un peu déçu de certaines de ses affirmations que j'avais trouvées par trop rapides lorsqu'il avait été invité, un matin, sur France Inter et s'était exprimé sur la "réforme du collège". Mais il avait, pourtant, à cette occasion, repris une thèse qui lui est chère et qu'il formule à nouveau dans Marianne sur "l'École comme contre-société". C'est cette thèse que je voudrais modestement discuter ici.
Lisez l'article...

Collège. Échec de la grève, tentation du durcissement

"Si la ministre persiste, on peut avoir des perturbations du brevet." Interrogée par le Café pédagogique, Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, laisse flotter la possibilité d'une action durant le brevet pour protester contre la réforme du collège. Mais l'intersyndicale semble désarmée après l'échec du mouvement de grève qui n'a réuni que 12% de grévistes selon le ministère, "un tiers" selon l'intersyndicale. Dans les deux cas c'est beaucoup moins que le 19 mai, où le mouvement avait concerné 28% des enseignants selon le ministère et plus de 50% selon l'intersyndicale.
Lisez l'article...

Collège. La circulaire d'application de la réforme

Comment fonctionneront les EPI ? Qui décidera des marges d'autonomie données au collège ? Sans surprise, la rencontre du 10 juin entre le cabinet de la ministre et l'intersyndicale Snes, FO, Sud, Cgt n'a pas permis une reprise des discussions. Celle-ci appelle à la grève le 11 juin contre la réforme du collège. Le ministère a travaillé, avec le Se-Unsa et le Sgen-CFDT, le 10 juin, sur un projet de circulaire d'application que le Café pédagogique s'est procuré. Le texte donne des indications sur la formation, le fonctionnement des EPI, celui du conseil d'administration dans le fonctionnement du futur collège.
Lisez l'article...

Collège. L'avenir de la réforme vu par les inspecteurs et personnels de direction

Peut on réformer contre les professeurs ? La question a été posée le 10 juin lors de l'audition des syndicats d'inspecteurs et de personnels de direction par la Commission de la culture du Sénat sur la réforme du collège.
Lisez l'article...

Collège. Pour l'Adeaf, la réforme c'est toujours non

Les gestes de la ministre vers les professeurs d'allemand n'ont pas convaincu l'Adeaf, association qui regroupe les enseignants d'allemand. Pour Thérèse Clerc, présidente de l'Adeaf, "on est toujours dans la démarche contre cette réforme".
Lisez l'article...

Le bilan de la réforme du lycée reporté sine die

"Concernant le bilan des réformes (lycées, évaluation par compétences...), celui sur les lycées est reporté sine die", annonce le Sgen-CFDT dans un compte rendu d'une réunion avec la Dgesco. Ce bilan de la réforme Chatel avait été promis par Vincent Peillon, Benoît Hamon puis Najat Vallaud-Belkacem. Il avait été annoncé pour le mois de mai. Il semble qu'il ne paraisse jamais.
Lisez l'article...

École

Nuit des écoles à Paris le 6 juin

Une vingtaine de parents étaient réunis dans l'école élémentaire Küss à Paris XIIIe le 6 juin. Dans le petit jardin de l'école, l'occupation de l'école se faisait légère et familiale. Pourtant, les parents de la FCPE demandent le maintien d'une classe et l'ouverture d'une autre dans cette école Rep. "L'équilibre est fragile ici", nous a dit M. Bertrand, délégué de la FCPE. L'école accueille beaucoup d'élèves non francophones et de familles pauvres. On attend 26,7 élèves par classe en CP à la rentrée, et 24,5 élèves par classe en moyenne en élémentaire. Les parents ne comprennent pas qu'on retire des moyens dans un quartier en forte croissance démographique.
Lisez l'article...

Kermesses de fin d'année : maintenir ou pas ?

"Je souhaite que les kermesses aient lieu comme les années précédentes avec des conditions de sécurité qui seront mieux assurées." Najat Vallaud Belkacem a encore évoqué ces "moments de convivialité ", le 8 juin. Ce souhait est largement partagé par les parents et les enseignants. Mais les directeurs d'école sont, eux, dans l'embarras. On leur demande d'appliquer les consignes de sécurité liées à Vigipirate. À Paris, par exemple, ils ont reçu la consigne de contrôler les sacs des visiteurs de la kermesse. Ça leur semble difficilement réalisable.
Lisez l'article...

Voile : le tribunal administratif de Nice donne raison à une mère voilée

"Le tribunal administratif a estimé que les parents d'élèves autorisés à accompagner une sortie scolaire à laquelle participe leur enfant doivent être regardés, comme les élèves eux-mêmes, comme des usagers du service public de l'éducation, de sorte que les restrictions à la liberté de manifester leurs opinions religieuses ne peuvent résulter que de textes particuliers ou de considérations liées à l'ordre public ou au bon fonctionnement du service." Il a condamné, le 9 juin, l'État à verser 1.000 euros d'indemnité à une mère écartée d'une sortie scolaire parce qu'elle portait le voile.
Lisez l'article...

Numérique

Bruno Devauchelle. Les plus démunis face au numérique

Illectronisme, analphabétisme numérique, fracture numérique... autant de termes qui portent une préoccupation pour les plus démunis face au numérique. En même temps que le rapport de Jean-Paul Delahaye, qui n'a fait qu'une petite place au problème numérique, ou encore le rapport du CESE (Conseil économique social et environnemental), le référentiel de l'éducation prioritaire ne donne que quelques indications très légères par rapport au numérique. En fait, il semble que la place du numérique dans les pratiques sociales quotidiennes des jeunes soit largement sous-estimée. Certes, tout est important et certains diront que le numérique passe après ces priorités. Mais il semble bien que cette attitude soit un reflet plus général d'une société d'adultes qui ne s'aperçoivent pas des conséquences réelles de ce qu'ils ont initié depuis trente années, en promouvant le numérique au quotidien et en le considérant, la plupart du temps, comme un simple objet extérieur dans un environnement qui ne changerait pas tant que ça.
Lisez l'article...

Les tablettes sont-elles de gauche ?

Le numérique, c'est à droite ou à gauche ? Et les tablettes : sont-elles socialistes ? La question se pose en ce moment dans le Jura où la nouvelle majorité départementale (UMP-UDI) défait le plan tablette lancé par l'ancienne majorité socialiste. Élèves et profs font les frais de l'alternance politique selon un schéma bien connu en France. Sauf que ça se produit au moment où l'État s'engage à soutenir les collectivités territoriales dans le cadre du plan numérique...
Lisez l'article...

Mixité sociale à l'école

Le Cnesco lance un réseau de recherche

"On a autre chose à faire que des rapports qui restent dans un tiroir." À l'issue de la seconde journée de la Conférence internationale sur la mixité sociale à l'école, Nathalie Mons, présidente du Cnesco (Conseil national d'évaluation du système scolaire), marque ses objectifs. Le Cnesco et ses partenaires ont évalué des outils de lutte contre la ségrégation. Pas question pour eux de se limiter à ces évaluations. Il faut diffuser ce savoir pour le rendre utile, pour faire bouger un "modèle français" qui entretient la cécité sur la ségrégation sociale et ethnique à l'école.
Lisez l'article...

Cnesco : comment lutter contre la ségrégation dans son établissement ?

Pour affronter la ségrégation sociale à l'école, il faut agir localement, nous dit le colloque réuni par le Cnesco. Le 6 juin, il consacrait un atelier à la question des politiques d'établissement en associant des acteurs et des chercheurs. Si ceux-ci ont bien montré que la ségrégation se construit aussi dans les établissements, que proposent ceux-là pour en diminuer la portée ?
Lisez l'article...

Mixité sociale : le colloque du Cnesco au pied du mur des possibles

Qu'est-ce qui marche en matière de mixité sociale ? La première journée du colloque organisé par le Cnesco, le Conseil supérieur de l'Éducation du Québec et le CIEP met d'amblée les participants dans le monde réel. Nathalie Mons l'ouvre sur un happening : la visite surprise des mères de Montpellier qui se battent pour que leurs enfants soient scolarisés dans des établissements mixtes socialement et ethniquement. Ce sont elles qui donnent la tonalité d'un colloque international qui veut déboucher sur l'action, même si les chercheurs montrent la complexité des politiques et souvent la maigreur des résultats.
Lisez l'article...

Quels ajustements des cartes scolaires pour favoriser la mixité sociale à l´école

Pour assurer davantage de mixité sociale, la carte scolaire suffit-elle ? La question est posée à un des ateliers du colloque organisé par le Cnesco sur la mixité sociale, le 3 juin. Pour y répondre, une belle assemblée de décideurs, chercheurs et acteurs. En discussion, la mise en place des cartes scolaires, le report de l'État vers les collectivités locales des questions de mixité sociale. En privilège, des exemples précis portés par leurs acteurs...
Lisez l'article...

Droits des enfants : les rapports de l'Unicef et du Défenseur des droits pointent des dérapages communs

Destinés au Comité des droits de l'enfant de l'ONU, les deux rapports de l'Unicef et du Défenseur des droits pointent des dérapages communs dans la société française, même s'ils sont bien différents.
Lisez l'article...


| Publié le

Vos commentaires (0)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires