L'année 2015 de l'enseignement supérieur en images

Sylvie Lecherbonnier, La rédaction d'EducPros
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RÉTROSPECTIVE 2015. Fonds de roulement des établissements ponctionnés par l'Etat, naissance de CentraleSupelec, échec de la fusion des universités rennaises... Retour sur quelques moments forts de l'année de l'enseignement supérieur, en images.

L'année 2015 de l'enseignement supérieur en photos

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  • Banderole "Nous sommes tous Charlie" à l'université de Lyon 2 Louis-Lumière // © Muriel Florin
    Banderole "Nous sommes tous Charlie" à l'université de Lyon 2 Louis-Lumière // © Muriel Florin
  • Jour de test des ECNi à l'UVSQ, en décembre 2015 // © Virginie Bertereau
    Jour de test des ECNi à l'UVSQ, en décembre 2015 // © Virginie Bertereau
  • Banderole "Nous sommes tous Charlie" à l'université de Lyon 2 Louis-Lumière // © Muriel Florin
  • Jour de test des ECNi à l'UVSQ, en décembre 2015 // © Virginie Bertereau
  • Janvier. La naissance de CentraleSupélec

    Après un travail de rapprochement long de près de dix ans, Centrale Paris et Supélec fusionnent pour donner naissance à CentraleSupélec le 1er janvier 2015. L'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel dépend à la fois du secrétariat d'État à l'Enseignement supérieur et du ministère de l'Économie. ©CentraleSupélec

  • Janvier. L'université est Charlie

    Après la vague d'émotion et l'expression de la solidarité de la communauté universitaire qui ont suivi les attentats à Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher, s'est très vite posée la question de l'action : quelle suite donner à Charlie Hebdo ? Un grand nombre d'établissements a opté pour des conférences-débats autour de la liberté d'expression à Créteil, du rôle de l'État à Sciences po Lille, ou encore du vivre-ensemble à Paris 13. ©Université Lyon 2

  • Mars. Geneviève Fioraso quitte le ministère

    En charge du portefeuille de l'Enseignement supérieur et de la Recherche depuis l'élection de François Hollande en 2012, Geneviève Fioraso a quitté ses fonctions le 5 mars, pour des raisons de santé. Ouvrant une période de vacance du pouvoir de plusieurs mois rue Descartes. De la loi de juillet 2013 aux menaces sur les fonds de roulement des universités, son action reste marquée par une dernière année difficile, avec un budget qui n’a pas résisté aux restrictions.

  • Mars. La fusion des universités de Rennes enterrée

    La crise ouverte à l'université Rennes 2 au début de l'année 2015 aboutit à l'abandon du projet de fusion avec sa consœur, Rennes 1. Les désaccords autour de la gouvernance de la future université de Rennes donnent lieu à une vague de démissions des élus du conseil d’administration de Rennes 2. Résultat : des élections sont organisées, avec l'arrivée à la tête de l'établissement d'une équipe opposée à la fusion. ©université Rennes 2

  • Avril. Les fonds de roulement des universités ponctionnés

    Après plusieurs mois d'attente, le couperet est tombé en avril : l'État a annoncé quels seraient les établissements touchés par le prélèvement sur leurs fonds de roulement, pour un montant global de 100 millions d'euros. Soit 11 universités, à hauteur de 60 millions d'euros, 22 écoles d’ingénieurs, pour un montant de 23.5 millions d'euros, ainsi qu’une dizaine d’autres établissements (IEP, observatoires, écoles...) et les chancelleries des universités. ©Paris 2 - CS

  • Avril. L'ESCEM perd son grade de master

    La nouvelle tant attendue a fait l'effet d'une douche froide à l'ESCEM : la CEFDG (Commission d'évaluation des formations et diplômes de gestion) a émis un avis défavorable aux demandes d’autorisation à délivrer un diplôme visé et à conférer le grade de master pour le programme grande école. Un coup de massue pour l’ancienne école de France Business School.

  • Avril. Idex : premiers résultats de la compétition

    La compétition des Idex a été relancée en 2015, avec, à la clé, les intérêts de 3.1 milliards d'euros. Résultat : huit regroupements universitaires ont été présélectionnés par le jury des Initiatives d'excellence fin avril. Lille, Côte d'Azur (Nice) et Grenoble, dans la catégorie Idex d'après la recommandation du jury ; Montpellier Languedoc-Roussillon, Lorraine, Clermont-Auvergne, Paris-Est et Bourgogne-Franche-Comté pour l'appel Isite, qui vise à récompenser des sites dont le potentiel scientifique est plus limité, sur quelques thématiques phares.

  • Juin. Thierry Mandon nouveau secrétaire d'État

    Le 17 juin, Thierry Mandon reprend le poste de Geneviève Fioraso à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, inoccupé depuis le départ de cette dernière pour raisons de santé en mars. Secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification depuis avril 2014, le député de l'Essonne connaît déjà bien ce nouveau périmètre. Il a notamment présidé le groupement d'intérêt public Genopole (Évry) et a été rapporteur spécial du budget de l'enseignement supérieur et de la vie étudiante. ©HAMILTON/REA

  • Juin. Baromètre 2015 : publier ou procréer, l'impossible équation des universitaires

    C'est un malaise persistant que révèle la nouvelle édition du baromètre EducPros sur le moral des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, parue le 5 juin. Avec une difficulté forte à trouver un équilibre satisfaisant entre la vie professionnelle et la vie personnelle. © H. Pinel

  • Juillet. Bercy secoue les écoles d'ingénieurs

    Une version confidentielle de la revue de dépenses des écoles publiques d'ingénieurs, réalisée par le Cgefi (Contrôle général économique et financier) pour le compte de Bercy, prévoit 12 propositions "choc" pour améliorer l'efficience de ces établissements. Parmi les pistes étudiées : passer les frais de scolarité des écoles d'ingénieurs à 2.570 euros, généraliser la ponction sur les fonds de roulement ou encore fusionner. ©LUDOVIC/REA

  • Juillet. L'émergence du nouveau statut d'EESPIG

    Créée par décret en juin 2014, la qualification EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général) a été attribuée à neuf premiers établissements. Parmi eux, quatre écoles de commerce, quatre écoles d'ingénieurs et un regroupement d'établissements.

  • Septembre. 100 millions au budget 2016

    En déplacement à l'université d'Avignon le 28 septembre, Manuel Valls a annoncé 100 millions d'euros supplémentaires pour le budget 2016 des établissements d'enseignement supérieur. Une somme qui permettra de ne pas ponctionner les fonds de roulement des universités et des écoles une seconde fois.

  • Septembre. Mon université va craquer ?

    Du "choc démographique" de Thierry Mandon au Tumblr "Ma salle de cours va craquer" lancé par l'Unef, la rentrée 2015 est marquée par l'afflux d'étudiants sur les bancs des universités. Ils sont près de 40.000 étudiants supplémentaires dans toute la France, remettant sur le devant de la scène la question de l'orientation des bacheliers et du fonctionnement d'APB (Admission postbac). Sans oublier celle des moyens insuffisants des universités face à une vague qui ne va cesser d'augmenter dans les années qui viennent.

  • Octobre. #EducationDay sur Twitter

    Avec plus de 50.000 tweets échangés, la première journée consacrée par Twitter à l'enseignement supérieur, le 15 octobre, aura fait gazouiller les écoles et les universités, sans pour autant recevoir un grand écho chez les étudiants.

  • Octobre. Galileo rachète Studialis

    Studialis passe sous étendard américain. Le groupe d’enseignement supérieur privé, qui possède 23 écoles – dont le Cours Florent et Paris School of Business – a été cédé cédé à Galileo Global Education, pour 225 millions d’euros, en octobre 2015.

  • Octobre. Finale de "Ma thèse en 180 secondes"

    Dans une ambiance surchauffée, les seize finalistes de "Ma thèse en 180 secondes" sont venus pitcher leurs thèses, à la Sorbonne, lors de la soirée du 1er octobre. Quelques heures sous les feux des projecteurs qui ne font pas oublier aux doctorants venus de huit pays qu'ils sont partout confrontés à la même problématique de financement de leurs recherches.

  • Novembre. Les attentats à Paris

    Au lendemain des attentats à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre, l'émotion est immense dans la communauté universitaire. Plusieurs enseignants et étudiants font partie des victimes. "Quel rôle pour l'université ?" s'interrogent les responsables de l'enseignement supérieur. Pour Axel Kahn, il y a urgence à ce que le fait religieux soit enseigné à l'université.

  • Décembre. La sélection à l'université devant les juges

    Le jugement du tribunal administratif de Bordeaux est tombé le 10 décembre. L'université n'a pas le droit de refuser un étudiant à l'entrée du master 2. C'est la première condamnation sur le fond depuis 2013. Reste à savoir quelle mesure prendra le ministère, s'il souhaite mettre fin à ce cycle de condamnations des universités devant les tribunaux. Le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon, s'était engagé à la rentrée à régler le problème avant la fin de l'année 2015...

  • Décembre. Médecine : le grand bug du premier test des ECNi

    Le 7 décembre, près de 8.300 étudiants en médecine étaient prêts à tester les premières ECNi (épreuves classantes nationales informatisées) blanches au niveau national, avant le vrai plongeon dans l’examen tout numérique en juin 2016. Une "première mondiale"... Mais un bug technique a engendré l'annulation des épreuves.

  • Décembre. Polytechnique au cœur des attentions

    Jean-Yves Le Drian dévoile, le 15 décembre, les grandes orientations qu'il souhaite voir prendre par l'École polytechnique. Sans toucher à l'ADN de l'école, le ministre de la Défense prône la création d'un Bachelor et d'un internat d'excellence. L'établissement recevra, sur cinq ans, 60 millions d'euros supplémentaires pour cette mise en place du nouveau plan stratégique. En revanche, le devenir de l'X au sein de l'Université Paris-Saclay est loin d'être clarifié. ©Christophe Guibbaud REA


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