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L’Edhec à la conquête des Etats-Unis

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon
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Edhec NYC // ©Jessica Gourdon
Edhec NYC // ©Jessica Gourdon

Une école de commerce française qui veut percer au pays des meilleures business schools du monde : le pari peut paraître ambitieux, voire présomptueux. C’est pourtant l’objectif de l’Edhec aujourd’hui.

"Notre porte d'entrée, c'est la recherche en gestion des risques. Avec l'Edhec Risk Institute, nous commençons à être reconnus sur ces sujets", affirme Olivier Oger, le directeur de l'Edhec, qui cherche à se faire une place parmi les business schools américaines.

L'école a ainsi signé en 2012 un partenariat avec le département de mathématiques financières de Princeton, l'ORFE ("operations research and financial engineering"). Un accord axé sur la recherche en gestion des risques, avec des échanges de professeurs, des projets de recherche et de séminaires communs. Le 3 avril 2013 à New York, l'Edhec et Princeton organisaient une conférence sur les hedge-funds, à destination des professionnels de Wall-Street. Environ 180 personnes y participaient.

Seul bémol : Princeton est une des rares universités de la Ivy League à ne pas abriter de business school. "Au moins, il n'y a pas de compétition. Nous sommes complémentaires, et en phase avec leur côté ingénieur : ils veulent que leurs recherches soient utiles pour l'industrie", assure Lionel Martellini, directeur scientifique de l'Edhec Risk Institute, qui a passé un an comme professeur invité à Princeton en 2011-2012.

Des summers schools à Stanford

Toujours au sein de la Ivy League, l'Edhec souhaite capitaliser sur le partenariat existant entre Stanford et la Communauté urbaine de Lille. Elle va ainsi proposer à quarante étudiants français de participer à la summer school de Stanford (8 semaines), sur le thème de l'entrepreneuriat, et co-animer des formations à Lille et à San Francisco sur ce thème.

Autres nouveautés : des accords d'échanges avec le MIT, la University of North Carolina at Chapel Hill, la Boston University, et la George Washington University. "Notre stratégie, c'est de monter en gamme", résume Olivier Oger. "Fermer certains partenariats, et en ouvrir d'autres plus prestigieux." L'Edhec tente ainsi de proposer des programmes diplômants, et travaille avec Yale sur un projet commun.

Des activités de formation continue en finance

L'école lilloise avait un temps pensé implanter un campus à New York, à l'image de ceux qu'elle possède à Paris, Londres et Singapour. Mais elle a finalement opté pour une solution plus légère, avec un simple bureau et des salles louées en fonction des besoins.

Parallèlement, l'Edhec développe des activités de formation continue non diplômante en finance. "Cela fait sept ans que nous sommes sur ce marché, et cela prend de l'ampleur depuis deux ans à New York, Boston et Chicago. Nous organisons une quinzaine de séminaires courts ou longs par an", explique Lionel Martellini. Et ce malgré la concurrence des universités locales. Selon Olivier Oger, "Les business schools américaines n'ont pas tant que cela investi ce domaine. Leurs professeurs ne sont pas toujours intéressés, et souvent plus tournés vers leurs travaux académiques."


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