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L'INSA Rouen et l'Ensicaen annoncent leur fusion


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Le site de l'INSA Rouen regroupé
Le site de l'INSA Rouen regroupé
Deux grandes écoles d’ingénieurs normandes ont annoncé leur volonté de fusionner : l’Ensicaen (Ecole nationale supérieure d’ingénieurs de Caen) et l’INSA de Rouen (Institut national de sciences appliquées). D'ici la fin 2011, un établissement unique devrait voir le jour : l’INSA Normandie.

Un pôle majeur des sciences et technologies en Normandie

Ce mariage vise à atteindre la "taille critique" pour peser au niveau national et international, estime Jean-Louis Billoët , directeur de l’école rouennaise. « Nous voulons constituer un pôle majeur sur l’ingénierie, les sciences et les technologies en Normandie », explique-t-il. « Un profond renouvellement du paysage de l’enseignement supérieur est en cours, particulièrement à l’université. Le paysage très parcellisé des écoles d’ingénieurs doit aussi bouger », ajoute son homologue à la direction de l’Ensicaen, Daniel Guerreau.

Les deux établissements publics travaillent sur cette fusion depuis plus d’un an, avec un comité de pilotage et des groupes techniques communs. Ils se donnent encore un an et demi pour aboutir au projet final.

Une carte des formations complémentaires

Complémentaires, les deux écoles d’ingénieurs devraient échapper à une réorganisation trop complexe des formations. « Nous avons la chance d’avoir des spécialités complémentaires. L’Ensicaen dans le domaine des matériaux, du nucléaire ou encore de la monétique, et des sections d’apprentissage. L’INSA de Rouen sur le secteur de l’énergie, du génie civil, de la gestion des risques, etc. Seuls un ou deux secteurs, comme la chimie, peuvent se recouper. La carte de réécriture des formations devrait donc être relativement aisée », se réjouit Jean-Louis Billoët.

Les cursus sont néanmoins différents : l’INSA de Rouen dispense cinq années de formation contre trois années à l’Ensicaen . Le futur établissement restera sur le modèle des instituts nationaux de sciences appliquées avec cinq ans d’études.

Une première année commune à Rouen

Au niveau de l’organisation géographique des études, une seule certitude pour l’instant pour les futurs étudiants : la première année sera effectuée sur le site rouennais. « A partir de là, toutes les possibilités vont être étudiées », explique Jean-Louis Billoët, qui a déjà l’expérience d’un enseignement dispensé sur plusieurs sites avec son antenne au Havre.

Enfin, les deux directeurs sont sereins concernant la réunion des personnels des deux établissements. Les professeurs ont déjà l'habitude de collaborer, notamment au sein des écoles doctorales. « Nos écoles sont en très bonne santé. Elles ne se marient pas parce qu’elles sont malades, comme cela arrive parfois dans le secteur privé, mais en raison d’ambitions et d’objectifs communs », se réjouit Daniel Guerreau. « Ce projet va accroître l’activité », ajoute son homologue de Rouen.

L’INSA Normandie devrait compter près de 2200 étudiants, avec 600 diplômés par an. Jean-Louis Billoët envisage une croissance d’une centaine d’étudiants. « Ce n’est pas une quête vers toujours plus d’étudiants mais d’abord vers l’emploi pour ces derniers ».

Les deux écoles d'ingénieurs au coeur du PRES normand

L'INSA de Rouen et l'Ensicaen sont deux membres fondateurs du futur PRES Normandie Université (pôle de recherche et d'enseignement supérieur). « Nous pourrions constituer le trait d’union entre les deux régions [Haute et Basse Normandie] au sein du PRES », note Jean-Louis Billoët, directeur de l'INSA de Rouen.


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