L'université dans dix ans : +9 % d'étudiants

Camille Stromboni
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La projection est à double tranchant : les effectifs de l'enseignement supérieur devraient passer de 2,4 millions d'étudiants à 2,6 millions, entre 2012 et 2022. Parmi eux, 1,5 million seraient inscrits à l'université, soit 100.000 de plus qu'aujourd'hui. Une progression positive qui pourrait néanmoins paraitre inquiétante aux universités, dont les finances sont déjà dans le rouge.

Horizon 2022. Une note d'information du ministère, publiée en octobre 2013, fait un bond dans le futur de l'enseignement supérieur. Et la courbe est ascendante, entre 2012 et 2022.

Globalement, l'université verrait ses effectifs augmenter de 9%, passant de moins d'1,4 million d'étudiants en 2012 à 1,5 million dix ans plus tard, tandis que l'enseignement supérieur dans sa globalité compterait près de 2,6 millions d'étudiants, contre 2,4 millions en 2012 (+8%). A noter : si les effectifs universitaires de licence et de master devraient augmenter, ceux de doctorat seraient à la baisse.

"Le scenario repose sur la prolongation des tendances en matière de taux de poursuite des bacheliers dans les différentes filières de l'enseignement supérieur. Il s'appuie également sur les projections d'effectifs de terminales, très largement conditionnées par la démographie", explique la note.

Côté disciplines, la hausse concerne la plupart des filières universitaires : sciences et lettres en tête (+12,3% et + 10,4%), puis le droit et la santé (+9,6 % et +6,3 %), et enfin l'économie plus faiblement (+0,7%).

Des flux d'entrée en baisse en BTS

Concernant le nombre de nouveaux entrants, la croissance serait de 8% à l'université et de 10,1% dans les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles). "Dans ces filières, la hausse s'explique principalement par celle des bacheliers généraux", prévient l'auteur de la note. Les flux d'entrée en IUT augmenteraient eux plus faiblement sur cette période (+4,4%), tandis que les BTS verraient leurs nouveaux entrants diminuer légèrement (-1,3%).

"Sur l’ensemble des quatre principales filières de l’enseignement supérieur, les flux d’entrée en 2022 seraient supérieurs de 5,3% à ceux de 2012, soit 25.700 nouveaux entrants supplémentaires", indique la note, qui précise tout de même qu'un autre scenario est envisageable, avec de plus forts effectifs dans les filières STS et DUT, en raison de l'impact potentiel de l'instauration des quotas de bacheliers techno et pro en IUT et BTS prévue par la loi ESR.

Prévisions 2013 : +1,8% à l'université, +2,9% en classes prépas

La note expose également les premières prévisions pour l'année 2013. Résultat : les effectifs seraient en hausse de 1,5% par rapport à 2012. Soit une augmentation quasi-identique à celle de l'année précédente.

Premiers bénéficiaires : les classes prépas (+2,9%) et l'université (+1,8%, soit 7.600 étudiants). Viennent ensuite les formations d'ingénieurs non universitaires (+1,6%) et les IUT (+0,3%), tandis que les BTS ont un nombre d'étudiants qui décroit de 0,6%. Une diminution qui s'explique par celle du nombre de bacheliers professionnels, vivier important des STS, pointe la note.

Pour en savoir plus

Lire la note d'information de la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance - MESR) : Projections des effectifs dans l’enseignement supérieur pour les rentrées de 2013 à 2022 (pdf)

Camille Stromboni | Publié le

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Pierronnet.

Il y a d'autres bénéficiaires : les formations privées ... Si on se réfère à la publication "Repères Et Références Statistiques", on voit que le croissance des effectifs de l'Enseignement Supérieur est plus importante dans le privé que dans le public depuis plusieurs années. Cela transparait également un peu dans le scénario ici retenu par la DEPP, même si les précisions méthodologiques ne permettent pas d'en être certains.