L'Université de Strasbourg a sa fondation

Elise Descamps
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L'Université de Strasbourg a sa fondation
Dans les universités, les annonces de création de fondation se multiplient. Nous vous proposons de nous arrêter sur les premières qui se mettent en place dans une série d’éclairages à paraître au cours des semaines à venir. Premier arrêt dans la capitale alsacienne où la future université unique est aussi en train de mettre en place une fondation partenariale. Un premier arrêt dicté par l’actualité : le 22 octobre 2008, les statuts de l’Université de Strasbourg (UdS) étaient discutés lors de la deuxième réunion de son assemblée constitutive. Ils n'ont finalement pas été adoptés faute d'un quorum suffisant.

Avant même ses statuts officiellement adoptés,l'Université de Strasbourg (UdS) - qui remplacera au 1er janvier 2009 les trois universités de la ville – devrait être dotée de sa fondation. La forme de fondation partenariale, et non universitaire, a été choisie. Le moyen d’« avoir une structure autonome et plus libre dans l'usage des fonds recueillis », c'est-à-dire de pouvoir les dépenser au choix tout de suite ou en différé, sous forme de revenus de placements, indique Patrick Llerena, professeur à l'université Louis-Pasteur et chargé de mission depuis un an sur le montage du projet. 

L'unique fondateur est l'université. La raison ? « L'objet de la fondation couvre toutes les missions de l'université, et nous ne souhaitions pas privilégier un sous-ensemble forcément trop étroit de partenaires, privés ou publics », explique Patrick Llerena.

Dans la cuisine de la fondation

Mûrie par un groupe de travail d'une dizaine de représentants des trois universités, cette fondation dispose depuis février 2008 d'un salarié à temps plein. Un jeune docteur en neurosciences envoyé cet été pendant deux mois se former au fundraising aux Etats-Unis, notamment à la fondation de l'université de Floride. Une société de consultants aide aussi à monter le projet. Deux ou trois personnes supplémentaires doivent être recrutées dans les prochains mois. Ses statuts ont été déposés le 12 septembre 2008 auprès du recteur de l’académie.

En attendant que l'UdS soit dotée de son propre budget, le projet de fondation fonctionne sur le budget de l'ULP, qui la dotera à sa création de 400 000 euros. Ella va en outre fonctionner en collaboration avec une fondation de coopération scientifique existant déjà depuis un an, le RTRA Centre international de recherche aux frontières de la chimie, mais les deux structures vont rester juridiquement indépendantes.

Les anciens étudiants, donateurs de choix

Les premières collectes devraient être lancées dès novembre ou décembre 2008, en comptant profiter de l'attractivité du démarrage de l'UdS. Hormis la recherche de donateurs potentiellement intéressés par les thématiques scientifiques à soutenir, la future fondation de l'UdS compte solliciter largement ses diplômés, en entretenant chez eux le sentiment d'appartenance à l'université. Il est prévu notamment que leur adresse e-mail puisse être conservée après la fin de leurs études et que leur soient communiquées des informations sur les services de l'université susceptibles de leur être utiles, comme la formation continue. La fondation va aussi encourager le développement des associations d’anciens étudiants.

Evénements sportifs, galas, concerts et conférences

Pour récolter des fonds auprès du grand public, la fondation envisage d’organiser des événements sportifs, galas ou concerts. Des cycles de conférences et rencontres avec des scientifiques, en réservant un accès privilégié pour les donateurs, seront aussi mis en place. Les dons seront également possibles en ligne, sur le site de la fondation actuellement en construction.

Grâce aux dons, "nous financerons des programmes de recherche importants, mais surtout des opérations liées à l'amélioration de l'attractivité de l'université auprès des enseignants et des étudiants. L’une des premières actions devrait être la mise en place d'un fonds de soutien pour l'accessibilité de l'université aux étudiants qui en ont le plus besoin », indique Patrick Llerena.    


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