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À l'UTC, un centre pour booster l'innovation

Céline Authemayou
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Geneviève Fioraso, devant la table tactile collaborative du centre d'innovation de l'UTC
Geneviève Fioraso, devant la table tactile collaborative du centre d'innovation de l'UTC // ©  Céline Authemayou

Repoussée à plusieurs reprises, l’inauguration du nouveau centre d’innovation de l’UTC (université technologique de Compiègne) s’est finalement déroulée lundi 12 janvier 2015, en présence de Geneviève Fioraso. L’occasion pour la secrétaire d’État de visiter cet espace de 5.000 m2 dédié à la valorisation et au transfert technologique.

Sur la petite piste de conduite qui jouxte le bâtiment, deux voitures roulent sans bruit. Au "joystick", Alain Storck, président de l'université technologique de Compiègne, et Geneviève Fioraso, venue à Compiègne inaugurer le centre d'innovation aux côtés des représentants des collectivités locales et de la nouvelle rectrice académique Valérie Cabuil. Tous deux pilotent des véhicules automatisés, objets de recherche du laboratoire Heudiasyc. Ce dernier a fait l'acquisition de trois voitures 100% électriques et robotisées pour mener à bien ses recherches, dédiées à l'amélioration de la sécurité routière. C'est l'une des trois plateformes technologiques hébergées par le centre d'innovation, à côté de celles dédiées à la mécanique vibratoire et à la mécanique musculaire.

Depuis son ouverture il y a quelques semaines, ce bâtiment neuf de 5.100 m2 situé à quelques dizaines de mètres du centre de recherche de l'UTC abrite des installations de pointe, à l'image des équipements dédiés à la capture de mouvements. "Nous sommes très fiers de cette installation, avoue Frédéric Marin, responsable de la structure. C'est l'équipement le plus complet dans le domaine en France, ce qui nous permet de tisser des partenariats universitaires et industriels très intéressants, avec Renault, par exemple."

Pièce maitresse de l'écosystème régional

En plus des plateformes technologiques et du FabLab, le centre accueille également la cellule entrepreneuriat de l'école. Grâce à la mise en place d'un concours d'innovation, des jeunes porteurs de projet ont été identifiés et bénéficient d'un soutien et d'un accompagnement personnalisés. C'est le cas de Guillaume Rolland, 18 ans, entré à l'UTC en septembre 2014. Le jeune homme a d'ores et déjà fait le tour des médias nationaux avec son réveil olfactif. Il est le premier Français à avoir été sélectionné pour le très couru Google Science Fair. "Si vous le voulez, vous pouvez vous réveiller avec l'odeur du dollar", dit en souriant Guillaume. Et de tendre à Geneviève Fioraso un petit flacon à l'odeur pécuniaire. "Plus sérieusement, j'ai choisi cette école car elle me permet de me former tout en menant à bien mes projets", explique le jeune homme.

Pour l'accompagner, des cellules de la CCI et de la BPI ou encore l'Inpi et le Réseau entreprendre se sont installés dans le bâtiment. "Tout l'enjeu est de promouvoir un écosystème d'innovation impliquant université, entreprise et territoire, explique Alain Storck. Et le centre est une pièce maîtresse de cet écosystème que nous déployons en Picardie."

"Des ingénieurs formés en faisant"

Initié en 2006, le projet de centre d'innovation a mûri au sein d'une plateforme test baptisée Saturne dès 2007. En 2012, la première pierre du nouvel espace était posée, pour un investissement total de 13 millions d'euros financé dans le cadre du contrat de plan État-Région. "Ici, la pluridisciplinarité n'est pas seulement une incantation, constate Geneviève Fioraso. J'en ai assez qu'on prenne toujours exemple sur le MIT. Certes, il se passe des choses magnifiques à Boston, mais nous n'avons pas besoin d'aller si loin. Nous avons ici aussi des ingénieurs qui sont formés en faisant."


Céline Authemayou | Publié le

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