La CPU fait de l’amélioration des carrières des personnels un préalable aux actions de GRH

Fabienne Guimont
Publié le
Envoyer cet article à un ami

Valérie Pécresse suivra-t-elle les préconisations du rapport Schwartz pour revaloriser les carrières des personnels de l’enseignement supérieur ? Pour le moment, rien n’est tranché. La ministre attend la fin des discussions budgétaires et les retours de la communauté universitaire.

La Conférence des présidents d’université (CPU) se montre satisfaite que la commission Schwartz ait repris des propositions portée par ses membres depuis de nombreuses années comme la modulation des services des enseignants-chercheurs. « L’amélioration des carrières des personnels, en offrant plus d’opportunités et en augmentant les niveaux de rémunération, sans changer les grilles indiciaires, est un préalable à toute action de gestion des ressources humaines dans les universités », prévient Michel Lussault, vice-président de la CPU. Pour les corps IATOS de catégorie C et pour les personnels d’encadrement en revanche, un changement de grille indiciaire est souhaité afin de remédier à des traitements très dégradés.

Des marges de manoeuvre avant d'amorcer le dialogue social

« Pour les Biatos surtout, il est impératif de passer d’une fonction publique de carrière, mécanique fondée sur l’ancienneté, à une fonction publique de cadre d’emploi. Il devra y avoir un dialogue social renouvelé dans chaque établissement », affirme Michel Lussault. Sur les maîtres de conférences, l’urgence est surtout pointée sur l’amélioration des début de carrière alors que c’est sur les fins de carrière que l’effort doit porter concernant les professeurs d’université. Autre souhait : attirer dans les carrières universitaires des personnels d’autres fonctions publiques ou du privé. La création d’une bourse d’emploi public universitaire est envisagée. Son objectif serait d’attirer de nouveaux profils et de mieux faire connaître les métiers de l’université.

L’inconnue de taille reste le coût de ces mesures de revalorisation. Les marges de manœuvre seront comptées alors que le nombre d’emplois est quasiment conservé à l’identique dans les orientations budgétaires présentées aux députés.       

La CPU veut accompagner les universités sur les RH  

Dans le cadre de la LRU, les universités deviennent des « employeurs » et devront nouer de nouvelles relations avec l’Etat. La cellule d’appui aux présidents d’université de la CPU, créée en janvier 2008 pour accompagner les présidents dans la mise en œuvre de la LRU, proposera au cours de l’année universitaire 2008/2009 des formations sur la politique de ressources humaines dans les établissements. Plusieurs thèmes ont d’ores et déjà été retenus : le temps de travail, le régime indemnitaire et la politique de formation. Ces formations seront construites sur le partage des bonnes pratiques et des expériences de certains établissements. Autre initiative : la mise en place de groupes thématiques de réflexion et de propositions sur les régimes indemnitaires, les règles de modulation de services ou l’organisation et le fonctionnement des comités techniques paritaires (CTP), qui remplacent les commissions paritaires d’établissement (CPE) avec la LRU.       


Fabienne Guimont | Publié le

Vos commentaires (0)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires