La formation des enseignants au coeur des chantiers du prochain ministre de l'Education


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Hollande aux Tuileries
Hollande aux Tuileries
L'éducation en tête des priorités de François Hollande, nouveau président de la République, venu devant la statue de Jules Ferry au Jardin des Tuileries (Paris) pour adresser un "message de confiance à l'égard de l'Education nationale", quelques heures à peine après sa cérémonie d'investiture mardi 15 mai. Le ou la ministre qui succèdera à Luc Chatel, connait déjà les grandes lignes de sa feuille de route, exposées notamment par Vincent Peillon, chargé de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche dans l’équipe de campagne présidentielle du candidat socialiste. 

"Education : le programme Hollande pour la rentrée scolaire". L’article du journal Le Monde en date du 10 mai est illustré par une photo de Vincent Peillon. C’est effectivement lui qui a listé les "devoirs" du futur ministre de l’Education nationale et prôné la nécessité de « refonder l’école française » en s’appuyant sur un « projet cohérent ».

Un "plan d'urgence" pour la rentrée scolaire

Et l’été sera studieux pour la nouvelle ou le nouveau ministre de l’Education nationale, qui planchera sur la mise en œuvre d’un "plan d'urgence" pour la rentrée scolaire composé de trois grands volets. Au programme : 1000 postes supplémentaires dans l'enseignement primaire, le rétablissement des Rased et le recrutement de personnels éducatifs supplémentaires, des "mesures d'urgence pour compléter la formation pratique des professeurs néo-titulaires", comme le précise un papier publié le 7 mai dernier, au lendemain de l’élection de François Hollande, sur lexpress.fr .

"Je rétablirai la formation des enseignants"

Le 15 mai, quelques heures après la cérémonie d'investiture, le nouveau président de la République s'est rendu au jardin des Tuileries pour prononcer un discours inscrivant son ambition pour l'école dans la lignée de Jules Ferry, fondateur de l'école publique, gratuite et laïque. François Hollande a cité l'ancien ministre de l'instruction publique et des Beaux-Arts, qui soulignait "la nécessité d'une bonne formation pour ceux qui sont appelés à dispenser l'enseignement : les maîtres", avant d'assurer que "ces délicates fonctions nécessitent une préparation toute professionnelle". "Comment a-t-on pu oublier ces déclarations de bon sens ?", a déploré le nouveau président de la République avant de s'engager, disant : "je rétablirai la formation des enseignants".

Des mesures pour rétablir une année de stage pour les futurs enseignants

Pendant l’entre-deux tours de la présidentielle, la question de la formation des enseignants avait déjà été l’occasion de vifs échanges entre Vincent Peillon et Luc Chatel, alors ministre de l’Education nationale, notamment sur France Inter . Le chargé de l’éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche de l’équipe de campagne du candidat socialiste, assurait que la masterisation n’obligeait pas à supprimer la formation des enseignants. Il promettait de rétablir l’année de stage qui existait auparavant, et, avant elle, « une formation pour ceux qui se destinent à ce métier, dans les écoles supérieures du professorat et de l'éducation ». Le 13 mai 2012, Vincent Peillon, invité de l’émission Dimanche+ sur Canal+ , annonçait que des heures de formation seraient dégagées dès la rentrée pour les jeunes professeurs et confirmait la création des écoles supérieures du professorat et de l'éducation.

"Priorité absolue à la maternelle, au primaire"

Lors d’un autre débat l’opposant au ministre de l’Education nationale en poste le 2 mai dernier sur France Info , le responsable éducation de l’équipe de François Hollande préconisait d’agir en amont contre l’échec scolaire au collège notamment. « Priorité absolue à la maternelle, au primaire et à l’éducation prioritaire », assurait Vincent Peillon. Il jugeait l’objectif de personnalisation affiché par Luc Chatel en contradiction avec la suppressions des moyens et principalement des postes de Rased.

"Priorité aux écoles des quartiers populaires"

"J'ai décidé que priorité sera accordée aux écoles des quartiers populaires ainsi qu'à celles de certaines zones rurales, aujourd'hui abandonnées, oubliées, reléguées", a affirmé François Hollande, lors de son discours au jardin des Tuileries le 15 mai. Sur les 60 000 créations de postes d’enseignants promises pour l’ensemble du quinquennat, 1000 postes supplémentaires seront affectés à l'enseignement primaire dans le cadre du plan d’urgence prévu pour la rentrée. Une annonce qui suscite déjà des réactions de la part des académies, qui calculent leurs besoins, rapporte Europe1, dans un papier publié le 10 mai . L’occasion pour l'entourage de François Hollande de préciser qu’il était conscient de l’insuffisance du millier de postes, tout en assurant que « dans le temps imparti, il est impossible de faire mieux ». Charge aux recteurs d'académies de définir les cas prioritaires.

Une évaluation globale du système éducatif

Sur RTL le même jour, le chargé de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche dans l’équipe de campagne présidentielle de François Hollande, présenté comme « le probable futur ministre de l'éducation de François Hollande », annonçait qu’ « une évaluation globale du système éducatif [serait] mise en place cet été » (à écouter ici ).

Une "grande loi d’orientation et de programmation pour l’automne"

Le 8 mai dernier, sur I-Télé , Vincent Peillon, précisait que l’école était la « priorité du quinquennat de François Hollande ». Avant d’élaborer une « grande loi d’orientation et de programmation pour l’automne », dont le détail est précisé dans le papier publié le 7 mai dernier sur lexpress.fr , le premier problème du ministre de l’éducation sera de donner « un petit air de rentrée de gauche » à la rentrée 2012, « alors qu’elle a été préparée par la droite », peut on lire dans l’article du Monde daté du 10 mai

"Une nouvelle hiérarchie des valeurs"

Un virage à gauche formalisé dans le discours sur l'Ecole prononcé par le président de la République le 15 mai aux Tuileries.  "Les années qui viennent doivent être celles d'une nouvelle hiérarchie de valeurs au sommet de laquelle se situera la science, l'intelligence, la recherche, la volonté d'apprendre et de transmettre. Voilà les vertus qui seront le mieux reconnues et les plus respectées, bien davantage que l'argent", a proclamé François Hollande.

Enseignement supérieur : quelles premières mesures ?

Les premières mesures pour l'enseignement supérieur ont fait l'objet de moins de détails que celles sur l'éducation. 

La préparation des Assises de l'enseignement supérieur et de la Recherche devrait occuper le prochain ministre mais aucun calendrier n'est évoqué à l'heure actuelle, comme le souligne Pierre Dubois sur son blog .


A lire :
- Les propositions de François Hollande pour l’enseignement supérieur et la recherche
- Vincent Peillon veut un plan de recrutement de 5 000 emplois dans le supérieur
 


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