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La nouvelle université Clermont-Auvergne veut son IEP

Marie-Anne Nourry
Publié le
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Université d'Auvergne - Clermont-Ferrand - BU Droit © Service Communication UdA - janvier 2011
Université d'Auvergne - Clermont-Ferrand - BU Droit © Service Communication UdA - janvier 2011

Un serpent de mer a refait surface mercredi 8 avril 2015 : Clermont pourrait accueillir un nouvel IEP dès 2017. Si le projet ne date pas d'hier, la future université Clermont-Auvergne, issue de la fusion des deux universités clermontoises, entend réunir les arguments pour le concrétiser.

L'annonce de la création d'un nouvel institut d'études politiques figurait dans plusieurs médias le 8 avril 2015. Un projet en réflexion depuis plusieurs années mais qui pourrait peut-être enfin voir le jour grâce à la fusion des universités d'Auvergne et Blaise-Pascal, promise au 1er janvier 2017.

"Nous travaillons sur la constitution de la nouvelle offre de formation et, dans ce cadre, nous avons entamé une réflexion sur l'ouverture d'un IEP à Clermont, indique Mathias Bernard, président de l'université Blaise-Pascal. C'est une formation emblématique qui pourrait incarner la fusion et qu'il aurait été difficile de porter sans elle." Pour marquer leurs synergies, les deux établissements associeraient ainsi les compétences en droit, science politique, économie de l'université d'Auvergne, et les compétences en histoire, géographie, civilisation étrangère de Blaise-Pascal.

Le ministère "ouvert" au projet                       

"L'ouverture d'un IEP s'inscrit également dans le cadre du projet Isite que nous avons déposé en janvier, poursuit Mathias Bernard. S'il n'est pas retenu, cela ne nous empêchera pas d'ouvrir l'IEP, mais nous devrons trouver les financements en interne, ce qui pourrait ralentir un peu les choses." Les présidents clermontois ont, par ailleurs, eu un premier échange avec le ministère. Pas de feu vert officiel, mais celui-ci s'est montré "ouvert" à ce qu'ils travaillent sur ce projet.

Clermont ne s'est pas encore rapproché du réseau des IEP pour tenter de les rallier à sa cause. "Nous n'en sommes pas encore au stade de la discussion, nous souhaitons d'abord avancer sur la construction de notre projet." Le président se défend de suivre un modèle d'IEP en particulier mais il étudie le modèle des instituts les plus proches, Lyon et Grenoble, pour "travailler sur une offre complémentaire."

Quant à la date de 2017 relayée par les médias, elle semble un peu prématurée pour Mathias Bernard. "Il serait plus juste d'indiquer que l'ouverture de l'institut s'inscrira dans le projet 2017-2021."


Marie-Anne Nourry | Publié le

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