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La stratégie de Christian Forestier pour restructurer le CNAM

Sylvie Lecherbonnier
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Christian Forestier.
Christian Forestier.
Changement de statut, adoption d’un nouveau règlement intérieur et bientôt restructuration autour de deux écoles. Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) vit une profonde mutation, conduite par Christian Forestier, à la tête de l’établissement depuis septembre 2008.

« Le Conservatoire national des arts et métiers est implanté partout, de Paris à Nouméa en passant par Tahiti ou Limoges. C’est un établissement sur lequel le soleil ne se couche jamais », prévient Christian Forestier . A la tête de l’institution depuis un an et demi, l’administrateur général du CNAM veut conforter sa position de premier opérateur de formation professionnelle continue pour adultes. Et peaufine une stratégie dont les changements de statuts et l’adoption d’un nouveau règlement intérieur ces derniers mois ont constitué les premières étapes.

Aujourd’hui, une restructuration est en préparation. Elle devrait être adoptée début juillet pour une mise en place effective à la rentrée 2010. Avec un point clé : le regroupement de l’offre foisonnante du CNAM au sein de deux écoles : l’une sur les sciences et techniques et l’autre centrée sur le management et les sciences de la société. Cette nouvelle gouvernance aura pour objectif d’accroître la lisibilité des formations mais aussi de leur cohérence pour se prémunir d’une balkanisation excessive. Près de 100 000 auditeurs suivent des cours au CNAM dans l’un de ses 150 centres d’enseignement.

Une stratégie de partenariats

Une nouvelle stratégie qui passe aussi par le développement de partenariats. Pour Christian Forestier, « le CNAM a trop longtemps fait figure de forteresse assiégée. Les universités regardaient le Conservatoire de biais et inversement. Pourtant, la complémentarité est totale entre nos différentes institutions. Notre avenir passe à la fois dans ces partenariats et dans l’affichage de la force de notre réseau. » L’établissement va faire partie du PRES (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur) Hésam (Hautes Etudes – Sorbonne – Arts et Métiers), qui réunit l’université Paris 1, l’ESCP, l’EPHE, l’ENA, l’INHA mais aussi Arts et Métiers ParisTech, l’école « cousine » du CNAM avec laquelle ce dernier réfléchit à « un rapprochement fort ».

Du côté des relations avec les entreprises, des chaires vont voir le jour. Des discussions sont déjà en cours avec la SNCF ou EDF et Areva pour le nucléaire. « Nous savons que la formation initiale ne pourra pas répondre à l’ampleur des besoins de grandes entreprises dans le domaine du nucléaire. C’est pourquoi nous travaillons avec EDF ou Areva pour prendre nos responsabilités sur le volet formation continue. » Une nouvelle jeunesse pour cet établissement vieux de 200 ans.

Ecoutezl'interview de Christian Forestier  par Emmanuel Davidenkoff sur France Info le 3 juin 2010.

Première semaine de l’ingénieur CNAM
Du 29 mai au 4 juin 2010, le CNAM organise sa « première semaine de l’ingénieur  ». Elle débutera samedi 29 mai par une cérémonie nationale de diplômes et se poursuivra par des conférences, tables-rondes et autres remises de diplômes dans tous les centres du Conservatoire, en métropole, en outre-mer et à l’étranger.
L’occasion de remettre le Conservatoire sur le devant de la scène. « Avec 1 100 diplômes d’ingénieurs délivrés par an, nous sommes l’un des plus grands opérateurs français en la matière », assure Christian Forestier. L’administrateur général y voit aussi matière à conforter la position du Conservatoire. « La France ne forme pas assez d’ingénieurs. La formation initiale ne peut pas combler toutes les demandes. Le CNAM peut prendre le relais via la formation continue. » Les sciences de l’ingénieur représentent un tiers des activités du Conservatoire.


Sylvie Lecherbonnier | Publié le

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