Le CERC veut faire de l'insertion des non-diplômés un chantier national prioritaire

Fabienne Guimont
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Le CERC (conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale) vient de publier un rapport intitulé « Un devoir national. L’insertion des jeunes sans diplôme ». Il rappelle qu'un élève sur six quitte les bancs de l’école sans diplôme de l’enseignement secondaire, soit 117000 jeunes. Ces 17% de chaque génération s’approchent de l’objectif fixé par l’Union européenne de 15% mais est loin d’égaler les 10-12% atteints dans les pays nordiques. D’autant que cette proportion n’a pas baissé au cours des dix dernières années en France alors que la transition entre études initiales et emploi y est particulièrement longue, en particulier pour les non-diplômés.

L’aide à l’insertion sociale et professionnelle de ces jeunes sans diplôme est défini comme « un chantier national prioritaire, d’autant plus que la France figure parmi les pays où la possession d’un diplôme modèle fortement le parcours professionnel ». Le CERC relève aussi la part de responsabilité du système éducatif qui n’a pas su placer les jeunes de milieux modestes « dans les conditions d’une juste égalité des chances ».

Contrats d'alternance et allocation financière

Parmi les propositions du CERC, le retour à une situation datant du rapport Schwartz de 1981 est recommandée pour mettre fin aux contrats aidés sur de courtes périodes, ne permettant pas de construire des parcours adéquats pour ces jeunes. Des contrats d’alternance en revalorisant l’enseignement professionnel, une meilleure articulation entre le système éducatif et le réseau des missions locales sont également préconisés. A l’instar d’autres pays, il souhaite la mise en place d’une « allocation financière, conditionnée à une démarche active de recherche d’emploi », puisque les jeunes de moins de 25 ans sont exclus de l’attribution du RMI.

La revalorisation de l'enseignement professionnel préconisé va dans le sens des préconisation du rapport Besson. Le ministère de l’Education nationale a annoncé qu’à la rentrée 2008,  4400 places de CAP supplémentaires seraient ouvertes.


Fabienne Guimont | Publié le

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