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Universités de Cergy et Versailles : le dixième IEP ouvrira en 2014

Mathieu Oui
Publié le
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L’université de Cergy-Pontoise // © DR
L’université de Cergy-Pontoise // © DR

Juridiquement rattaché à l’université de Cergy, le dixième Institut d’études politiques repose sur un accord-cadre avec l’université de Versailles.

Le dixième Institut d’études politiques (IEP) ouvrira à la rentrée 2014 au sein de l’université de Cergy-Pontoise, dans les locaux de l’ancien IUFM à Saint-Germain-en-Laye. Sa création a été officiellement confirmée par arrêté du BO du 25 juillet 2013. Une création qui répond à une forte demande : "la moitié des candidats au concours commun organisé par les six IEP d'Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse est originaire d’Ile-de-France", indique Céline Braconnier, enseignante en sciences politiques et porteur de projet depuis 2010 pour l’université de Cergy.

Participation équilibrée entre les deux universités de Cergy et Versailles

Initialement, le projet était soutenu par les deux universités de Cergy et de Versailles Saint-Quentin au sein du PRES Paris Grand Ouest. Mais après de nombreux rebondissements, notamment le retrait de l'UVSQ du PRES et le vote de la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur  avec la réforme des PRES, l’établissement est finalement statutairement rattaché à la seule université de Cergy. "C’est juridiquement un institut interne à l’université (article 33) avec un accord-cadre entre les deux universités qui prévoit une participation équilibrée en termes de budget, personnel administratif et enseignants-chercheurs", précise Céline Braconnier.

Le budget, d’environ un million d'euros au départ, devrait être financé pour moitié par les deux universités, la moitié restante étant apportée par les collectivités locales (Conseil général des Yvelines, Conseil général du Val-d’Oise, Mairie de Saint-Germain-en-Laye) et le mécénat. 

Une organisation similaire aux autres IEP 

L’organisation des cinq années d'études se calera sur celle des autres instituts : les deux premières seront généralistes, la troisième se déroulera à l’étranger avant deux années de spécialisation au sein d’une section parmi quatre au choix (études européennes et internationales, économie-finances, gouvernance territoriale et politiques publiques, communication et politiques culturelles).

Les élèves pourront conclure leur cinquième année dans l'un des 40 masters des deux universités et bénéficier d’un double diplôme : celui de l’école (Sciences po) et celui de l’université (master 2).

En ce qui concerne les axes de recherche, "étant le seul institut en périphérie d’une grande ville, nous allons développer la recherche sur cette question de la gouvernance urbaine en territoires populaires", précise Céline Braconnier. 

Des frais de scolarité étalés

Les frais de scolarité seront calculés sur les revenus des familles et s’étaleront de l’exonération des frais pour les boursiers à un montant maximum d’environ 4.000€.

Le nouvel institut espère rejoindre le réseau des six IEP de province qui organisent déjà un concours commun en première et seconde année. Pour la première rentrée en 2014, 80 places seraient ouvertes au concours commun.

Souci de démocratisation 

Et pour atteindre un objectif de 20% de boursiers, divers dispositifs de démocratisation et de prépas à l’entrée sont déjà initiés. Un accord de partenariat a été signé en juin 2013 avec l’internat d’excellence de Marly-le-Roi pour faire bénéficier une vingtaine d’internes d’une préparation au concours d’entrée. Une prépa de l’UCP est également ouverte aux lycéens du territoire qui souhaitent passer le concours commun. "Nous prévoyons également un module de préparation au concours de quatrième année qui sera proposé à toutes les licences de sciences humaines, mais aussi aux licences professionnelles des universités", ajoute Céline Braconnier. 

Pour préparer l’ouverture de l'IEP à la rentrée 2014, une équipe d’une dizaine d’enseignants-chercheurs devait être complétée par la nomination prochaine d’un administrateur provisoire et le recrutement de personnels administratifs.


Mathieu Oui | Publié le

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chanel.

très bien, mais certaines bonnes intentions (le souci de diversifier et démocratiser le recrutement, avec en particulier l'ouverture du concours de 4e années aux licences professionelles) vont avoir un redoutable effet pervers (celui de détourner l'objectif fondamental des LP et donc leur public des buts initiaux : former des étudiants à des filières supérieures courtes. En effet, il est à parier qu'on verra alors le même détournement qui s'est produit pour les IUT, devenus des sortes de "classes prépa" pour les classes moyennes pour intégrer ensuite des filières longues, en université ou en grandes écoles (alors que l'encadrement et les crédits.généreux accordés l'étaient dans un double but de favoriser l'enseignement technique et de favoriser l'accès des classes populaires à l'enseignement supérieur)...Bref, ce double but réactualisé pour les licencs pro. va alors lui aussi être détourné et devenir une "filière supplémentaire" (avec des crédits conséquents, initialement prévus à autre chose) de préparation aux masters et grandes écoles...Dommage !!

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