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Le Paris rêvé d'Anne Hidalgo : une ville universitaire innovante, ouverte sur le monde

Simon Challier
Publié le
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Que Paris devienne la "première Ville-campus du monde" : c'est le vœu que formule Anne Hidalgo. La maire de la capitale a adressé une feuille de route à Marie-Christine Lemardeley, son adjointe à l'enseignement supérieur et la recherche. Avec l'innovation pour ligne directrice.

Le 16 mai 2014, Anne Hidalgo, maire de Paris, a confirmé un certain nombre d'orientations concernant l’enseignement supérieur et la recherche, à partir des propositions de Marie-Christine Lemardeley, ancienne présidente de l'université Paris 3, aujourd'hui adjointe à la mairie chargée de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante.

Vers la modernité et l’innovation

L’un des fils conducteurs de cette feuille de route est la volonté de s’inscrire dans une démarche moderne et numérique. Anne Hidalgo soutient la création d'une "MOOC Factory" et explique vouloir faire de Paris "une ville pionnière des MOOC, pour le rayonnement et l’attractivité de ses universités, et l’ouverture de tous à la connaissance".

Également au programme : la construction de learning centers permettant d'offrir "des salles de travail aux étudiants, aux meilleurs standards internationaux, notamment en matière de services numériques". La maire souhaite aussi multiplier les synergies entre étudiants et entreprises, notamment grâce à Labo 6, antenne de la Maison des initiatives étudiantes", dont l'ouverture est prévue en octobre 2014, et développer les incubateurs dans les universités.

Anne Hidalgo veut faire de Paris "une ville pionnière des MOOC"

Structuration de l'enseignement supérieur

Sur le plan immobilier, le projet de rénovation de l’ESPCI (École supérieure de physique et chimie industrielles de la Ville de Paris) pour 2020 vise à en faire un "centre mondial de recherche et formation disciplinaire, au cœur du tissu scientifique dense du Quartier latin".

L’adjointe au maire a aussi pour mission de créer "un pôle métropolitain dédié au génie urbain et à la ville durable". Ce dernier doit regrouper  l’EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris), l’École du Breuil et l’EPSAA (École professionnelle supérieure d'arts graphiques et d'architecture de la Ville de Paris).

Côté sciences humaines et sociales, Marie-Christine Lemardeley a pour charge de mener à bien le projet du campus Condorcet, dont est soulignée "l'importance stratégique pour le développement de la métropole scientifique parisienne".

Le problème du logement

Anne Hidalgo confirme aussi vouloir augmenter le nombre de logements étudiants et de logements chercheurs. Marie-Christine Lemardeley reçoit la mission de créer 1.000 logements par an. Les restaurants universitaires parisiens doivent être rénovés et de nouveaux construits.

Enfin, désireuse de faire de Paris la "première Ville-campus du monde", Anne Hidalgo prône le développement de "guichets d’accueil multilingues" ou encore la création d’un "dispositif d'aide à la caution locative", afin d'améliorer l'accueil des étudiants étrangers.


Simon Challier | Publié le

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Sirius.

Pour une fois, je suis d'accord, au moins partiellement, avec le Groupe J-P Vernant. Ces propositions sont indigentes. En se concentrant sur les sujets secondaires, la Ville de Paris renonce à avoir une influence sur la restructuration en cours de l'enseignement supérieur à Paris. Consternant.

Marie.

Première Ville-Campus du monde avec quelques cours à distance, quelques centres de ressources, un démembrement incohérent et encore plus illisible que ce qui existe de toute l'offre de formation d'Ile de France? et avec 1000 logements par an (pour une région qui compte plusieurs centaines de milliers d'étudiants) ??? On enfonce de plus en plus les universités parisiennes, et on balance de la poudre aux yeux pour que cela ne se voie pas. C'est irresponsable.

nageoire.

Consternant car l'Université remplace les IGR par des ASU pour le même poste, argument c'est le regroupement en "Comue", ce qui laisse penser que la catégorie des IGE-IGR seraient inutiles ... Ce n'est pas faire preuve d'intelligence de passer son temps à "casser" les éléments positifs de la période V.Pécresse... L'Université sur la pente du déclin !

haha.

Pareil : c'est comme toujours, le supérieur, c'est bien mais dans les marges. Donc on expulse les universités du centre de paris pour les refouler dans les zones bien craignos de la banlieu nord, en espérant que les campus compenseront le sous-investissement urbanistique dans ces quartiers. Au passage, on fait une grosse plus-value en remplaçant des étudiants et des profs improductifs par des hôtels de luxe et des bureaux pour nantis dans le centre. Puis tant qu'à faire, on investit dans les moocs, histoire de remplacer aussi les vrais étudiants et les vrais profs par des gens virtuels qui ne coutent rien et qui font leur travail gratuitement.

Groupe JP Vernant.

Il est pour le moins singulier que, derrière cette communication vide de sens, on soit en passe de détruire par charcutage en trois blocs, les sciences exactes de Paris Centre. Il n'y a strictement aucune réflexion sur la structure de l'enseignement supérieur et de la recherche à Paris et en Ile-de-France. Consternant.