Le rattachement de l’UHA à l’université de Strasbourg a été voté par les deux conseils d’administration

Fabienne Guimont
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Si l’UHA (Université de Haute Alsace) était finalement rattachée à l’université de Strasbourg (UdS), ce serait une première. Le conseil d’administration de l’UdS a voté à l’unanimité, mardi 13 mars 2012, la demande de rattachement de l’université mulhousienne. Cette dernière en avait fait de même le 23 février 2012, en assortissant son vote d’un texte indiquant que l’offre d’enseignement sur les niveaux licences-masters-doctorats devait être maintenue sur Mulhouse. Un vote acquis alors que les discussions menaçaient d’être suspendues en début d’année, en raison de dissensions internes.


Une convention de rattachement après les élections

Il reste au ministère de l’Enseignement supérieur à officialiser ce rattachement en publiant un décret. Une convention de rattachement devrait, elle, ensuite en spécifier les modalités exactes. Le rattachement, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l'administration, doit permettre de renforcer la complémentarité entre les deux universités.

« Le vote de l’université de Mulhouse permet aux candidats de se positionner pendant la campagne électorale de leur université [les élections à la présidence doivent se dérouler le mois prochain] sur la manière de faire le rattachement et non sur le principe. Après les élections, nous reprendrons le travail sur la convention de rattachement », déclare Alain Beretz, président de l’UdS.

Dans un premier temps, le principe de ce rattachement avait été acté par chacune des deux universités au printemps dernier. La convention de rattachement devait être signée le 1er mars 2012 pour un « mariage » fixé au 1er janvier 2013. Un calendrier bousculé à l’automne 2011 avec la motion de défiance du CA mettant en difficulté le président de l’UHA.


Rattachement versus fusion

Alain Beretz reste attaché à l’idée de fusion. « Le rattachement signifie deux CA, 2 budgets, 2 présidents, même s’il y a des mises en commun. Mais une fusion demande beaucoup d’énergie et de convictions et ne peut se faire contre les gens. Selon moi, à terme, la fusion est la seule à même de préserver une formation universitaire de qualité à Mulhouse en raison de la taille modeste de l’université. Son positionnement stratégique entre Besançon, la Suisse et l’Allemagne sera plus facile à envisager si l’UHA est complémentaire à la grande UdS ».


Fabienne Guimont | Publié le

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