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L'enseignement supérieur agricole se fédère autour d'un institut

Céline Authemayou
Publié le
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Siège d'AgroParisTech
Siège d'AgroParisTech // ©  AgroParisTech

Créé le 31 mars 2015 par décret, l’IAVFF (Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France) regroupe 14 établissements d’enseignement supérieur et deux organismes de recherche du secteur. La structure fédérative a vocation à développer des stratégies communes en matière de formation et de recherche, en France comme à l’international. Claude Bernhard, son administrateur provisoire, détaille les enjeux à venir de l’institut.

Dans quel contexte a été créé l'IAVFF [Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France] ?

En octobre 2014, la loi d'avenir sur l'agriculture était votée, avec un objectif très clair : agir de façon concrète sur les professions agricoles, dans une logique de transition énergétique. L'IAVFF s'inscrit dans cette démarche, dans le domaine de la formation, qu'elle soit initiale ou continue.

Aujourd'hui, l'institut réunit 14 établissements d'enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage relevant du ministère de l'Agriculture et deux instituts de recherche (voir encadré). À terme, d'autres établissements pourront rejoindre la structure.

L'institut prend la suite du consortium Agreenium, qui réunissait six établissements et dont la vocation principale était de promouvoir l'offre de formation et de recherche du secteur agronomique à l'international. L'IAVFF élargit ce spectre : quels sont ses champs d'action ?

Comme le rappelle le décret, l'institut a pour missions principales de coordonner la carte des formations agronomiques, d'animer un réseau dédié à la formation des personnels enseignants du secteur et de porter des projets communs en matière de formation et de recherche.

Sur le plan international, cela passe, par exemple, par la signature d'accords avec des partenaires étrangers, la politique d'accueil de chercheurs, d'enseignants-chercheurs et d'étudiants étrangers. Pour gagner en visibilité, nous avons tout intérêt à nous présenter sous une bannière unique.

En matière de formation, le projet porté jusqu'alors par Agreenium et concernant la pédagogie numérique devrait être l'un de nos prochains grands dossiers : aucun établissement ne peut aller seul sur ce terrain. L'institut pourra alors répondre à des appels à projets, proposer une offre de formation en ligne, etc.

À terme, y aura-t-il des formations portées par l'IAVFF ?

Les statuts de l'institut le permettent. On peut, par exemple, imaginer la création d'un master international, créé par plusieurs membres et porté par l'institut. Au niveau doctoral, la question va également se poser : nous devons pouvoir accueillir des doctorants étrangers pour exister.

Le statut d'EPA [Établissement public à caractère administratif] a été préféré à celui d'EPSCP [Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel], qui régit par exemple l'Institut Mines Télécom. Pour quelles raisons ?

L'institut a vocation à faire travailler ensemble ses membres. La politique du ministère est claire : il ne s'agit pas de fusionner des entités, ou de faire disparaître les diplômes de référence des structures membres.  En ce sens, l'EPA est la structure la plus adaptée.

Le premier conseil d'administration de l'IAVFF se tiendra en septembre. D'ici là, les candidatures à la direction de l'organisme vont être étudiées. En tant qu'administrateur provisoire, êtes-vous candidat ?

Il y aurait une certaine logique à ce que ma candidature se concrétise, ayant été à l'œuvre sur ce projet dès son démarrage. Je pense qu'il y a un beau défi à relever.

Les membres de l'IAVFF
Établissements d'enseignement supérieur :
AgroParis Tech, Montpellier SupAgro, AgroCampus Ouest, Bordeaux Sciences Agro, AgroSup Dijon, ENGEES, ENSP, ENFAT, ONIRIS, Vet Agro Sup, INPT- ENVT, ENVA, CIRAD, ANSES.

Organismes de recherche :
INRA et IRSTEA.
Un nouveau directeur à Agrosup Dijon au 1er juillet 2015
La nomination de Claude Bernhard à l'administration provisoire de l’IAVFF a créé un certain émoi au sein de l’école d’ingénieurs Agrosup Dijon, dont il était directeur général depuis 2011. Couac de communication interne : les salariés ont appris la vacance du poste de direction… avant l’annonce du départ de Claude Bernhard. "La charrue a été mise avant les bœufs", reconnaît Claude Bernhard, qui concède que l’annonce de sa nomination aurait dû être faite avant celle de la vacance de poste. Au premier juillet 2015, un nouveau directeur général sera nommé. D’ici là, c’est Pierre-André Maréchal, jusqu’alors directeur général adjoint, qui assure l’interim.

Lire la biographie de Claude Bernhard

Céline Authemayou | Publié le

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