Les étudiants orthophonistes et kinés obtiennent une reconnaissance de niveau M1


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Surprise ! Vendredi 28 octobre 2011, des représentants des orthophonistes et des masseurs-kinésithérapeutes ont été reçus, de façon inattendue, par le ministère de la Santé. Celui-ci leur a annoncé que le certificat de capacité en orthophonie et le diplôme d’État de masso-kinésithérapie ont été reconnus à bac+4 (master 1). Mais les diplômés auront la possibilité de poursuivre en M2 pour se spécialiser.

Petit plus pour les kinés : leur formation en 3 ans devra été précédée obligatoirement d’une première année de « préparation et de sélection à l’université », donc d’une PACES (1re année commune des études de santé), le plus souvent, d’une L1 STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), sciences de la vie etc. Cette première année était déjà obligatoire dans deux tiers des instituts de formation. Elle sera généralisée d’ici 5 ans aux autres (une douzaine environ).

Les kinés contents, les orthos déçus

Les étudiants kinés sont donc « pleinement satisfaits ». « Il nous reste à effectuer un gros travail sur le lien avec l’université et la réingénierie », a déclaré Julien Grouès, président de la FNEK (Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie). Celle-ci va par ailleurs publier une grosse enquête sur le coût des études dans une dizaine de jours.

De  leur côté, les orthophonistes sont moins enthousiastes. « Les étudiants voulaient un grade de master, le passage de nos études en 5 ans au lieu de 4 mais aussi la création d’un concours commun », regrette Albane Peaudecerf, présidente de la FNEO (Fédération nationale des étudiants en orthophonie). Pour obtenir gain de cause, ils s’étaient mobilisés durant tout le mois d’octobre 2011 : interpellation du ministre du Travail Xavier Bertrand à une conférence sur le G20 social, déploiement d'une banderole lors d’un match de l'OM au stade Vélodrome, Haka sur la place du Capitole à Toulouse, manifestations à Paris… Vendredi soir, Albane Peaudecerf l’annonçait : "On continue le mouvement".   


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