Les grandes écoles dévoilent leur programme pour la présidentielle

Jessica Gourdon
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Après la CPU et la CDEFI, c'est au tour de la CGE (conférence des grandes écoles) de présenter mardi 14 février 2012 ses propositions pour l’enseignement secondaire et supérieur, à destination des candidats à l’élection présidentielle.

En cette période de campagne, la CGE compte faire entendre la voix des grandes écoles. Ses 20 propositions pour la présidentielle (voir le résumé ici ), dévoilées le 14 février, ne concernent pas seulement le monde des grandes écoles, mais abordent l'université, l'enseignement secondaire, et la compétitivité des entreprises.

Certaines de ces idées sont attendues. A commencer par celle d’augmenter d’un point le PIB que la France consacre à l’enseignement supérieur. Cette hausse de 20 milliards d’euros serait à répartir entre les familles, les entreprises et l’Etat.

3000 € de frais de scolarité par an pour tous les étudiants

Pour cela, la CGE aimerait que tous les étudiants (université comprise) paient 3.000 € de frais de scolarité par an. Originalité : ces sommes ne seraient à rembourser qu’une fois les études terminées.

A cette occasion, la CGE décline l'une de ses vieilles revendications : la défiscalisation (à hauteur de 50%) des frais de scolarité payés par les étudiants. En outre, les grandes écoles militent pour que le service civique soit rendu obligatoire. Sa durée ? "Un mois par année d’études".

Des pôles d'excellence dans les lycées

Ses propositions pour le collège et lycée, déjà évoquées dans un rapport en octobre 2011 , s’articulent autour deux idées : donner à tous le « socle commun du lire, écrire, compter », et permettre aux jeunes brillants et « méritants » d’être davantage « poussés ». 

La CGE veut ainsi créer des « pôles d’excellence » (rassemblant les meilleurs élèves) dans chaque lycée, renforcer les exigences en mathématiques, et permettre à certains de suivre des cours d’approfondissement dans le cadre des heures d’accompagnement personnalisé.

Accueillir plus d'étudiants étrangers

Particulièrement active dans l'opposition à la circulaire Guéant, la CGE réaffirme sa volonté d’accueillir plus d’étudiants étrangers, avec cette équation : « + 500 000 étudiants étrangers, dont 80% payants= 7 fois le Grand Emprunt = 5 milliards d'euros par an de recettes ».

Plus originale est l’idée de créer des « Instituts des métiers » dipensant en deux ans une formation à destination des décrocheurs de l’enseignement secondaire et supérieur.  « Les jeunes passeraient 2⁄3 de leur temps de formation en entreprise pour apprendre une compétence et un métier, tout en réservant 1⁄3 de leur temps à la (re)constitution du socle fondamental de lecture, de l'écriture et du calcul. »

Pour assurer les cours, la CGE a sa solution : demander à des jeunes retraités ou des étudiants. Quant aux entreprises, elles seraient incitées à accueilir ces jeunes décrocheurs comme stagiaires, en fonction de ses effectifs.

Dans cet ensemble, quelques sujets, pourtant annoncés comme forts dans la campagne, sont absents du programme de la CGE : la formation des maîtres ou encore la réforme du premier cycle universitaire.


Jessica Gourdon | Publié le

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