Les ingénieurs résistent à la crise

Sandrine Chesnel
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L’association IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) a publié, le 26 juin, l'édition 2013 de son Observatoire des ingénieurs. Un bon cru, qui permet de constater que les jeunes ingénieurs continuent de bien s’insérer sur le marché du travail.

Il fait bon être ingénieur. Alors que le taux de chômage en France flirte avec les 11%, l'enquête 2013 des Ingénieurs et scientifiques de France relève que seuls 4 ingénieurs sur 100 sont aujourd’hui à la recherche d’un emploi – soit un taux proche du plein emploi selon le BIT (Bureau international du travail).
Les chiffres de l’insertion professionnelle ont tout de même légèrement fléchi sur un an : fin décembre 2012, 64% des jeunes ingénieurs de la promotion 2012 était en activité, contre 67% un an plus tôt. A cette même date, 21% étaient en recherche d’emploi, et 12% en poursuite d’études.

Les stages et l’apprentissage plébiscités

Plus d’un jeune diplômé sur trois a décroché son premier emploi suite à un stage ou à un contrat en alternance, qui se confirment donc comme des voies d'accès privilégiées à l’embauche. Viennent ensuite les voies classiques que sont les annonces sur internet et les réseaux d’écoles ou d’anciens, qui génèrent à elles deux 30% des embauches.
La part des emplois décrochés grâce aux réseaux sociaux reste, elle, encore infinitésimale, à 1%.

davantage de premiers postes à l'étranger

Près de 35% des ingénieurs, toute ancienneté confondue, travaillent dans la fonction études, recherche et conception, 20,8% dans la production et 16,4% dans les systèmes d’information, devant les fonctions commerciales et marketing (8,7%), direction générale (5,9%), administration et gestion (4%), conseil, audit et finances (3,9%), et enseignement (1,7%).

D'autre part, 43% des jeunes diplômés décrochent un premier poste dans le secteur industriel, 17% ont des responsabilités hiérarchiques, et 19% s’envolent à l’étranger. Le nombre de postes proposés aux jeunes diplômés à l’étranger est en hausse sensible de 15% sur un an.

A noter que la finance, souvent accusée “d’aspirer” les diplômés d’écoles d'ingénieurs, est très minoritaire puisqu'elle ne représente que 1,8% des embauches, un chiffre en baisse. En outre, cette orientation ne concerne que les diplômés d’une dizaine d’écoles d’ingénieurs.

Pour le premier poste, 19% des ingénieurs s’envolent à l’étranger

Des salaires en très légère hausse

Le salaire médian d’un ingénieur en France s’établit en 2012 à 55.000€ bruts primes incluses – un chiffre en légère hausse par rapport à 2011 (+1.000€), et qui varie considérablement avec l’expérience : 35.000€ bruts pour les débutants (+2.000€), 47.000€ pour les 30/34 ans (stable), 80.000€ pour les 45/49 ans (+600 euros), près de 92.000€ à partir de 55 ans (+1.000€).

Fait marquant : les inégalités salariales entre hommes et femmes se creusent avec l’âge, passant de 9% chez les débutants à plus de 20% après 40 ans – cette différence étant probablement dû au fait que les femmes occupent moins souvent des postes de managers.


Sandrine Chesnel | Publié le

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