Loi ESR : grève des IUT pour peser sur les débats parlementaires


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Les IUT seront en grève ce jeudi 16 mai pour faire entendre aux parlementaires leurs revendications en plein débat sur le projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche.

Ce jeudi 16 mai, les Instituts universitaires de technologie sont invités à suspendre leurs cours. L'appel est lancé par l'ADIUT (Association des directeurs d'IUT) et l'UNPIUT (Union nationale des présidents d'IUT. Il devrait être largement suivi. "L’occasion est donnée aux parlementaires de modifier la loi pour y inscrire les dispositifs de régulation permettant de mettre un terme aux menaces qui pèsent sur les IUT depuis cinq ans", souligne Jean-François Mazoin, président de l'ADIUT qui porte ces revendications depuis la mise en place de la LRU en 2007.

"Dialogue de gestion" entre IUT et université de rattachement

L'ADIUT et l'UNPIUT ont fait trois propositions d'amendement aux parlementaires. Résultat : sur les 760 amendements déposés, une vingtaine concerne les IUT. La première proposition vise à ce que la loi stipule clairement que les contrats d'objectifs et de moyens de l'IUT soient intégrés aux contrats des établissements pour "instituer un indispensable dialogue de gestion entre chaque IUT et son université de rattachement". "Ce qui nous importe c'est que l'Etat soit le garant de la bonne gestion des IUT", insiste Jean-François Mazoin

En quête d'autonomie budgétaire

Le deuxième type d'amendement vise à poser des garanties sur le respect de l'autonomie budgétaire de chaque IUT. Comme ce statut dérogatoire est déjà inscrit dans la loi LRU mais non appliqué, cet amendement est en fait un rappel au respect de la loi.

Enfin, le troisième amendement concerne l'accueil des bacheliers technologiques. "Chaque IUT doit pouvoir fixer ses propres objectifs de recrutements en fonction de ses spécificités", note Jean François Mazoin. Autrement dit, les IUT ne veulent pas se laisser imposer des quotas et veulent garder la main sur leurs recrutements, en "pleine responsabilité".

Avec l'appui des territoires

Ces trois propositions d'amendement, notamment en ce qui concerne l'autonomie de gestion des IUT, pourraient rencontrer un écho favorable de la part des parlementaires. "Car les territoires sont les meilleurs défenseurs des IUT", rappelle opportunément le président de l'ADIUT qui n'a pas ménagé ses efforts de lobbying auprès des députés, toutes tendances politiques confondues.


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