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Les jeunes diplômés jugent avoir des lacunes dans l'organisation du travail

Étienne Gless
Publié le
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Les jeunes diplômés Bac +5 s'estiment compétents pour occuper l'emploi auquel ils se sont destinés, mais pointent certaines faiblesses de leur formation. // ©  Digital Village

Si les jeunes diplômés bac+5 se sentent à l'aise sur l'aspect technique de leur travail, ils jugent leurs compétences insuffisantes en termes d'organisation du travail et de communication, selon la dernière enquête du Cereq.

Les jeune diplômés s'estiment-ils compétents pour occuper leur emploi ? C'est ce qu'a voulu savoir et mesurer le Cereq (Centre d'études et de recherche sur les qualifications). L'enquête Compétences apporte une réponse en demi-teinte.

Dans l'ensemble, les 2.700 jeunes diplômés bac+ 5 interrogés jugent avoir acquis un niveau satisfaisant de compétences dans leur spécialité de formation. Il est même très souvent supérieur au niveau requis pour occuper un emploi.

Quelle que soit la discipline il n'y a donc pas de déficit majeur en compétences, même si les titulaires d'un master en droit trouvent que le niveau requis en emploi est tout juste supérieur à leur niveau de compétences. "Les étudiants de grandes écoles apprécient leurs compétences à des niveaux plus élevés, ce qui correspond sans doute à une représentation plus positive de leurs acquis", note Julien Calmand, co-auteur de l'étude du Cereq.

des compétences plus faibles pour l'organisation du travail

Là où le bât blesse c'est sur le socle commun de compétences générales communes : par exemple organiser le travail et la gestion des activités, organiser la recherche et le traitement de l'information, communiquer (rédiger des rapports, des mémos…). Ou encore identifier, poser une problématique et les étapes d'un projet.

Les jeunes diplômés bac+5 s'autoévaluent de 2,5 à 3,5 sur 5 selon la discipline et le type de diplôme préparé. Ils jugent que c'est un bon niveau. Mais estiment que ce niveau acquis est toujours inférieur à celui requis en emploi. "C'est en matière de compétences relatives à l'organisation du travail et à la gestion de ses activités que le déficit est le plus important", relèvent les auteurs de l'étude du Cereq.

des lacunes en communication

La grande majorité des diplômés bac +5 déclarent manquer aussi des compétences requises en communication au sens large : structurer, argumenter et présenter ses résultats à l'écrit comme à l'oral ne serait pas leur point fort. Leurs formations ne les préparent pas assez non plus à intégrer les contraintes de propriété intellectuelle et industrielle dans la diffusion des informations.  De même, ils ne se sentent pas au niveau requis par le monde du travail pour s'exprimer à l'oral dans une langue étrangère !

"À l'heure d'un plébiscite de la professionnalisation de cursus, les analyses montrent qu'il n'y a pas de déficit majeur en compétences spécifiques disciplinaires, conclue le Cereq. Elles indiquent au contraire que le socle commun de compétences générales et dans une moindre mesure le niveau de compétences professionnelles connexes pourraient être renforcés pour correspondre au niveau requis".


Étienne Gless | Publié le

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