Les propositions de l'Institut Montaigne pour l'emploi des jeunes


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« Le pacte de solidarité de 1945 suivant lequel les actifs financent les études des jeunes et les retraites des seniors est aujourd’hui dépassé. Il s’est transformé en pacte de sacrifice », souligne l’Institut Montaigne dans son rapport sur l’emploi des jeunes et des seniors publié en septembre 2010. Estimant que près de 80 % des emplois en France sont occupés par les 25-55 ans qui représentent 40 % de la population totale, ce "think tank", présidé par Claude Bébéar (président d'honneur Groupe AXA), dénonce « une concentration de l’activité économique qui pèse sur la croissance et fragilise la solidarité entre les générations ».

L'alternance en première ligne
Sur les politiques publiques menées depuis les années 1970, la charge est lourde : « Au lieu de promouvoir d'abord l'activité de tous, on a rationné le travail par classe d'âge : aux adultes, l'emploi, aux jeunes les études, aux seniors l'inactivité », note le rapport. Mais parmi les quinze propositions avancées par l’Institut Montaigne, celles qui concernent la formation des jeunes ne surprennent pas. Ainsi, pour « développer l’employabilité tout au long de la vie », l’Institut propose entre autres de « généraliser l’enseignement par alternance à tous les échelons de la formation initiale » ou de « rendre employables les jeunes décrocheurs sortis sans diplôme ou sans qualification du système éducatif ». Prenant appui sur le modèle anglo-saxon, l'accent est mis sur la valorisation de la licence, un niveau "bachelor" à considérer non pas comme une étape dans les études mais plutôt  comme « une porte d’entrée sur le marché de l’emploi ».

Réduire les "rigidités du système"
Fidèle à sa réputation de « think tank libéral », c’est sur les "rigidités" du marché du travail que l’Institut avance les propositions les plus tranchées. Il propose ainsi de « remettre en cause la distinction sur les statuts de cadres et non cadres », de « supprimer le contrat à durée déterminée » qui est considéré comme un « frein à l’entrée dans la vie active », de rendre « le contrat à durée indéterminée plus flexible » et d’en finir avec « l’âge légal de départ à la retraite » pour inciter à « une retraite choisie ».


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