L’ESC Saint-Etienne perd officiellement le grade de master

Marie-Anne Nourry
Publié le
Envoyer cet article à un ami
L’avis négatif sur le renouvellement du grade de master pour le programme grande école de l’ESC Saint-Étienne, émis en mai 2012 par la CEFDG (Commission d’évaluation des formations et des diplômes de gestion), a été suivi par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et confirmé par un arrêté paru au BO du 23 août 2012.

C’est la première fois qu’une grande école de commerce perd le grade de master. Philippe Hurdebourcq, directeur par intérim de l'ESC Saint-Étienne et directeur général de la CCI de Saint-Etienne Montbrison, espère, lui, toujours un retournement de situation : « nous n’avons pas reçu de courrier de madame la ministre à ce jour ». Absente de la liste des établissements autorisés à conférer le grade de master, l’ESC Saint-Etienne a néanmoins obtenu le renouvellement du visa pour 3 ans.

Des conséquences dès le printemps 2012

Les premières répercussions n’avaient pas attendu la confirmation de l’avis de la commission Bournois pour tomber. Sur 60 places ouvertes à la BCE (Banque commune d'épreuves), seules 2 ont été pourvues (statistiques SIGEM ). Il s’agit du score le plus bas réalisé par l’école. La 1ère année du programme grande école compte ainsi 47 inscrits, issus principalement du concours Passerelle. « Les chiffres ne sont absolument pas satisfaisants mais ils ne sont pas catastrophiques, relativise Philippe Hurdebourcq. Nous visons des promos de 100-120 élèves, pas des promos de 600. » 

Un nouveau dossier dans six mois

La perte du grade de master n’est pas irrévocable. « Si l’ESC Saint-Etienne progresse, il peut lui être réattribué, l’affaire est entre ses mains », souligne Franck Bournois, président de la CEFDG. Et l’école entend, en effet, tout mettre en œuvre pour le récupérer. « Nous travaillons à l’amélioration de notre programme grande école en confortant notre positionnement territorial, pour répondre aux préconisations de la commission et redéposer un dossier dans 6 mois », indique Philippe Hurdebourcq.

En attendant, les étudiants inscrits en 2e et 3e année du programme grande école sont assurés d’obtenir le grade de master à la fin de leurs études. Le  problème concerne donc les étudiants de 1ère année, qui devront se contenter d'un diplôme visé. « Mais si l’école regagne le master, on étudiera ce qu’on fait pour ces étudiants », précise Franck Bournois.


Marie-Anne Nourry | Publié le