L’ESC Toulouse duplique sa grande école au Maroc

Géraldine Dauvergne
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L’ESC Toulouse duplique sa grande école au Maroc
Les implantations d’établissements français dans les pays étrangers se multiplient. Universités et « Grandes écoles » n’hésitent plus à ouvrir des campus dans les pays émergents. Dernier exemple en date ? L’ESC Toulouse. L’école d’Hervé Passeron qui dispose déjà d’un campus à Barcelone, manifeste ainsi sa volonté de développer sa visibilité internationale, et plus particulièrement en Afrique du nord où son groupe a de fortes ambitions.

L’ESC Toulouse dispensera son programme « grande école » à Casablanca, dès la rentrée prochaine. « L’ensemble de nos programmes ont toujours accueilli beaucoup d’étudiants marocains, explique Hervé Passeron, directeur général du groupe ESC Toulouse. Aujourd’hui, nous avons déjà plus d’un millier de diplômés en activité au Maroc, à des postes très importants, dans la vie publique et dans les entreprises. A la suite de discussions avec ces anciens, nous avons identifié un besoin très fort en cadres bien formés au Maroc et en l’Afrique du Nord. »  

Chose inédite, l’ESC Toulouse, qui délivre déjà sur place des mastères spécialisés et des masters of sciences auprès de 170 étudiants, a choisi de dupliquer à l’identique son programme grande école. « Nous avons depuis dix jours l’autorisation du ministère français de l’Education nationale d’ouvrir ce programme et de délivrer le diplôme visé à Casablanca, reprend Hervé Passeron. Nous espérons aussi obtenir l’homologation par les autorités marocaines. »

Des professeurs du site toulousain seront invités à y intervenir, d’autres seront recrutés sur place et intégrés au corps professoral du groupe. Plus de la moitié des heures de cours seront ainsi assurées par des professeurs du groupe ESC Toulouse. Les futurs élèves seront recrutés par les mêmes concours que pour l’accès au campus français (Ecricome pour les élèves issus de classes préparatoires, Tremplin 1 et 2 pour les admissions parallèles, Universa pour les étudiants internationaux), à raison d’une centaine par an (50 en première année, 50 en deuxième année).  

Pas d'aide financière spécifique

Le groupe n’a pas sollicité d’aide financière spécifique pour l’ouverture de ce site, les investissements nécessaires n’étant « pas si lourds ». « Le programme doit s’autofinancer, précise le directeur général de l’école toulousaine. Notre partenariat avec la CFCIM (Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc) nous permet de disposer de locaux, que nous louerons. Si nous pouvions par la suite bénéficier d’aides publiques ou privées, celles-ci seraient destinées à financer des bourses ou des chaires d’entreprise. »  

L’ESC Toulouse, qui dispose déjà d’un campus à Barcelone, manifeste ainsi sa volonté de développer sa visibilité internationale, à l’instar d’autres établissements français. « L’objectif de notre implantation à Barcelone était de développer un double campus bi-culturel et d’améliorer l’attractivité de l’école, nuance Hervé Passeron. A Casablanca, nous souhaitons devenir un acteur important de cette plate-forme destinée à occuper une position forte dans la moitié nord de l’Afrique d’ici dix ans, que ce soit au niveau du tertiaire, des services et de l’enseignement supérieur. »


Géraldine Dauvergne | Publié le

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