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Loi Travail. Une journée de mobilisation étudiante en demi-teinte

Sarah Hamdi
Publié le
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À Montparnasse, 3e journée de mobilisation de la jeunesse contre la loi Travail.
Seulement 57 lycées sur 2.500 ont été bloqués le 24 mars, selon le ministère de l'Éducation nationale. // ©  Sarah Hamdi
La troisième journée de mobilisation contre la loi El Khomri, jeudi 24 mars, a été marquée par un nombre plus réduit de lycées bloqués et quelques incidents dans les cortèges. Les assemblées générales se poursuivent dans les universités, avec dans toutes les têtes la grève interprofessionnelle du 31 mars.

"Aujourd'hui dans la rue, demain on continue," criait la jeunesse mobilisée, ce jeudi 24 mars 2016, à Montparnasse, à Paris. En cette troisième journée d'action contre le projet de loi Travail, 57 lycées publics sur 2.500 ont été concernés par les blocages, d'après le ministère de l'Éducation nationale, contre 115 le 17 mars et 90 le 9 mars. Pour les étudiants, les chiffres à l'échelle nationale n'ont pas été communiqués. 

Une atmosphère moins bon enfant

En région parisienne, des incidents ont eu lieu en marge de la manifestation. Deux voitures ont été brûlées et 15 personnes interpellées, selon la police. Deux policiers ont également été blessés, a indiqué une source policière, qui a précisé que la manifestation rassemblait de 4.800 à 5.200 personnes, rapportent Les Échos. Des CRS ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des jeunes.

À Nantes, des heurts avec la police sont survenus. Les manifestations, d'étudiants et de syndicats de salariés d'un côté et de lycéens de l'autre, qui ont rassemblé 6.000 participants selon la police, 8.000 selon les organisateurs, ont dégénéré.

Tolbiac de nouveau fermé

Dans certaines facs, le blocage a été décidé par les étudiants mobilisés, comme à l'université Lille 1, où le collectif de mobilisation, réuni en assemblée générale, a voté l'occupation reconductible de l'amphithéâtre Archimède jusqu'au retrait total du projet de loi Travail. À l’université Paris 8 (Saint-Denis), une assemblée générale avait anticipé la manifestation et voté le blocage de l’établissement, mardi 22 mars.

L’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, elle, a pris un arrêté de fermeture de Tolbiac le 24 mars 2016, à partir de 17 heures, après avoir pris en considération "les appels à l’occupation du centre Pierre-Mendès-France à l’issue de la manifestation". L’établissement avait déjà fermé Tolbiac et les centres René-Cassin et Panthéon la semaine précédente, le 17 mars. 

Prochain rendez-vous : le 31 mars, avec, cette fois-ci, une journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles.


Sarah Hamdi | Publié le

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