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Loi Travail. 200.000 lycéens et étudiants dans la rue, selon l'Unef

Camille Stromboni
Publié le
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Manifestation de lycéens et d'étudiants contre le projet de loi El Khomri à Marseille le 31 mars 2016.
À Marseille, des lycéens et des étudiants manifestent contre le projet de loi El Khomri, le 31 mars 2016. // ©  Ian Hanning / R.E.A
Selon l'Unef, 200 000 lycéens et étudiants ont manifesté lors de la journée de mobilisation du 31 mars 2016 contre la loi El Khomri, qui a réuni 1,2 million de personnes, d'après les syndicats organisateurs. Plusieurs universités ont de nouveau été bloquées.

Les défilés contre la loi Travail ont rassemblé 1,2 million de personnes en France, selon la CGT et FO, dont 200.000 jeunes, étudiants et lycéens, selon l'Unef. Un chiffre qui progresse : ils étaient 150.000 le 17 mars dernier, d'après le syndicat étudiant.

Plusieurs cortèges se sont déroulés dans une ambiance tendue et ont été émaillés de heurts, notamment à Nantes, Paris et Rennes. Pour William Martinet, président de l'Unef, "plusieurs incidents étaient de la responsabilité des forces de l'ordre", a-t-il dénoncé sur Europe 1.

Quelque 180 lycées ont été bloqués durant la matinée, d'après les chiffres du ministère de l'Éducation nationale, contre une soixantaine la semaine dernière. S’agissant des fermetures décidées par les chefs d’établissement, 11 lycées étaient concernés à Paris, d'après la rue de Grenelle.

Universités : bloquées ou pas ?

Plusieurs universités ont également été bloquées de nouveau, comme Paris 8 et Rennes 2, ou encore certains IEP (Institut d'études politiques) de région. Une dizaine d'établissements, d'après l'Unef.

Lyon 2, qui avait fermé de manière préventive lors de la mobilisation du 17 mars, a vu son campus "Berges du Rhône" de nouveau bloqué, sans que, cette fois-ci, le président n'ordonne la fermeture. Jean-Luc Mayaud a en revanche condamné ce blocage, décidé par "une minorité active d'étudiants", alors que "nous avions veillé à réunir les conditions de dialogue et de démocratie dans notre établissement : absences étudiantes non comptabilisées lors des manifestations, mise à disposition d’espaces pour permettre la tenue d’AG et de réunions d’information, respect des modalités d’expression démocratique, tenue d’une réunion-débat sur le texte de loi, etc.", défend-il dans un communiqué.

À Limoges, en revanche, la présidente a décidé de fermer la fac de lettres et de sciences humaines, en raison du blocage opéré par les étudiants mobilisés.

Certaines universités avaient pris des mesures globales. À Poitiers, le conseil d’administration a voté "la suspension du contrôle d’assiduité pendant toute la durée de la mobilisation" et la mise en place d’un "contrat d’aménagement des études" pour les étudiants qui le souhaitent, avec des rattrapages en fin de semestre.

Et après ?

La CGT, FO, Solidaires, la FSU, l'Unef, la FIDL et l'UNL ont annoncé la tenue de nouvelles "actions, grèves et manifestations, notamment le 5 avril en direction des parlementaires, le samedi 9 avril, et après, jusqu'au retrait de ce projet de loi et pour l'obtention de nouveaux droits sociaux". "Le gouvernement doit répondre, sinon la mobilisation continuera", avertit l'Unef.


Camille Stromboni | Publié le

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