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L’université de Cergy soigne ses relations entreprises

Sophie Blitman
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UCP
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Développer les relations entreprises tous azimuts : c'est l'un des axes prioritaires sur lequel travaille l'université de Cergy-Pontoise (UCP).
Au-delà d'un simple positionnement, cette politique se ressent dans la structuration même de l'établissement qui a mis en place un guichet unique pour ses partenaires et recruté des personnels spécifiquement dédiés aux relations entreprises.

Un guichet unique pour les entreprises


Nom de code : SCREP. Aboutissement d’une réflexion de plusieurs années, le Service commun relations entreprises, professionnalisation et formation continue (SCREP) de l’université de Cergy-Pontoise (UCP) a été créé en 2005. « Jusque-là, les relations entreprises étaient abordées à l’échelle locale d’une formation ou d’un laboratoire. Au fur et à mesure est apparu le besoin d’avoir une vue globale d’établissement », explique Florence Daumarie, directrice du SCREP dont la mission consiste à accompagner les entreprises pour répondre à leurs différents besoins : recrutement, formation continue, validation des acquis de l’expérience, R&D…

Le SCREP travaille ainsi en interaction avec les autres services opérationnels de l’université : les laboratoires de recherche, le BIPE (bureau d’insertion professionnelle des étudiants), qui met en relation les étudiants et les entreprises en particulier pour les offres de stages et d’emploi, ainsi qu’avec la fondation partenariale de l’UCP.

Des chargés de mission qui gèrent des portefeuilles d’entreprises


Pour intensifier ses relations entreprises, l’UCP s’est dotée de chargés de mission spécifiques, passés de deux en 2005 à six aujourd’hui. Pour la plupart issus du privé avec un profil de commercial, ils ont pour mission d’accompagner les entreprises partenaires et de susciter de nouvelles collaborations, aussi bien à l’échelle locale d’une formation pour des stages ou des interventions de professionnels qu’au niveau de l’établissement.

Dans ce domaine, la coopération entre les différents services de l’université peut aboutir à la création d’un véritable pôle, comme c’est le cas pour le secteur de la finance, banque et assurance : « Toutes les entités de l’université travaillent en synergie, souligne Florence Daumarie. La chargée de relations entreprises organise des rendez-vous avec des professionnels du secteur, en lien avec les services opérationnels de l’université, les équipes pédagogiques et les chercheurs concernés. Cela permet de traiter plusieurs aspects en même temps et d’être plus efficace, et pour l’entreprise et pour nous. »

En 2010, 50 rendez-vous ont ainsi été organisés. L’UCP a recensé 445 interlocuteurs pour 200 entreprises actives, avec lesquelles elle entretient des liens réguliers. Parmi elles, « nous avons une trentaine de véritables partenaires de proximité », estime Florence Daumarie.

Les grandes entreprises plus présentes à l’université que les petites


« Le développement de collaborations avec les PME reste complexe »


Le tissu économique du Val d’Oise est largement constitué de petites entreprises. Cependant, la plupart des partenaires de l’UCP sont de grands comptes, notamment dans les domaines de la banque et de l’assurance, du transport et de la téléphonie. « Nos contacts dans les grandes entreprises, ce sont les campus managers, les chargés de relations écoles-entreprises, les DRH, mentionne la responsable du SCREP. Pour les PME et PMI, nous passons par des associations locales telles que le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, la CGPME 95 ou encore le club ACE . Bien que ce soient des relais efficaces, le développement de collaborations reste complexe : les petites entreprises ont peu de temps à y consacrer. »

L’UCP sait que ses liens avec les PME sont encore à approfondir, notamment si elle souhaite développer ses actions de formation continue – et les recettes qui peuvent en découler. En août 2009, l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) relevait que l’action du SCREP « s’est révélée déterminante pour tisser ou renforcer ce type de partenariats [avec les grandes entreprises], et en structurer la mise en œuvre ». Cependant, l’agence notait « une difficulté de l’UCP à communiquer efficacement sur son offre en direction des PME/PMI installées sur son territoire et à réduire l’écart qui sépare la culture universitaire de la culture entrepreneuriale ».

Néanmoins, avoir des partenaires comme Veolia, Orange, Alstom ou Axa permet aussi d’organiser une collecte de dons efficace : créée en mai 2010, la fondation partenariale de l’UCP a d’ores et déjà récolté 1,7 M€. « Chaque entreprise donne entre 150 k€ et 500 k€ », précise l’université. Des sommes difficilement atteignables par des PME.

   Le site universitaire des Chênes en 1991 et en 2008

  

Crédits photos :
Le site universitaire des Chênes © UCP © Rodolphe Escher.
 

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Sophie Blitman | Publié le

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