L’Université de Strasbourg veut développer des enseignements binationaux

Philippe Bohlinger
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L’Université de Strasbourg (UdS) a récemment signé un accord de coopération avec l’Euro-institut , un organisme de coopération transfrontalière basé à Kehl (Bade-Wurtemberg). Spécialisé dans l’accompagnement des projets franco-allemands, l’Euro-institut est cofinancé par l’Etat français, les collectivités territoriales alsaciennes et badoises.

« Grâce aux compétences spécifiques de l’Euro-institut, nous allons nous doter d’outils et de compétences pour réaliser un de nos objectifs stratégiques : développer les enseignements binationaux », souligne le président de l’UdS, Alain Beretz. Au programme : l’expérimentation de modules universitaires ou de formations continues portant sur la communication interculturelle ou encore le management transfrontalier.

A noter que le nouvel accord institutionnalise également une collaboration technique entre l’UdS et l’Euro-institut. En effet, les deux partenaires contribuent depuis six ans à la formation de fonctionnaires et d'élus locaux aux problématiques transfrontalières. En la matière, l’UdS et l’Euro-institut collaborent avec l’ENA et l’Institut national des études territoriales, au sein du Pôle européen d’administration publique installé à Strasbourg.

Une redynamisation nécessaire de la formation universitaire transfrontalière alors que le bilan d’Eucor , la fédération des universités du Rhin supérieur (Strasbourg, Mulhouse, Fribourg, Bâle et Karlsruhe), reste mitigé 20 ans après ses premiers pas. Sur les 100 000 étudiants des cinq universités, seul 1% est inscrit dans un diplôme binational. Par ailleurs, la fédération souffre du manque d’harmonisation des calendriers universitaires et des problèmes de mobilité des étudiants.



Philippe Bohlinger | Publié le