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Ma thèse en 180 secondes 2019 : une édition placée sous le signe de la musique et du langage

Éléonore de Vaumas
Publié le
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Ma thèse en 180 secondes 2019 : une édition placée sous le signe de la musique et du langage
Tom Mébarki, gagnant de l'édition 2019, est entouré d'Apolline Chabenat (à gauche) et Leah Vandeveer (à droite). // ©  MT180 CPU-CNRS - David Pell
La finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes s'est déroulée le 13 juin 2019 à la Maison de la culture de Grenoble. Organisée par la CPU (Conférence des présidents d'université) et le CNRS, elle récompense 3 doctorants. Tom Mébarki décroche la première place du podium et représentera la France lors de la finale internationale, le 26 septembre prochain à Dakar, au Sénégal.

Ils avaient 3 minutes chrono pour convaincre. Parmi les 16 candidats en lice ce 13 juin 2019, trois repartent avec un prix pour la présentation de leur thèse, dans le cadre de la compétition Ma thèse en 180 secondes, organisée par la CPU (Conférence des présidents d'université) et le CNRS. Pour cette sixième édition française, les votes du jury sont allés vers Tom Mébarki, Leah Vandeveer et Apolline Chabenat.

Premier prix

Avec son premier prix, Tom Mébarki, doctorant à AMU (Aix-Marseille université) s'envolera au Sénégal le 26 septembre prochain pour défendre les couleurs de la France. Sa prestation a enchanté le jury et le public qui a également voté pour lui. Une aubaine pour ce spécialiste de la musicologie, fier d'avoir pu montrer que sa discipline est une science "qui peut être légitimée dans un concours comme celui-ci". Le doctorant, par ailleurs enseignant, est de ceux qui pensent que la recherche n'a d'intérêt que si elle est partagée. Le public, venu en masse lors de la finale française, ne s'y est pas trompé, et a également voté pour sa prestation.

Le thème de sa thèse : La "folie organisée" dans l'opera buffa rossinien. Vers une transitoire du son.

Deuxième prix

D'origine américaine, Leah Vandeveer remporte la deuxième place du concours. Un bel exploit pour cette linguiste non-francophone. Et l'occasion de mettre la phonologie à l'honneur. Un domaine qui est peu représenté dans cette compétition. Durant sa thèse réalisée à l'université de Bordeaux au sein du laboratoire cognition, langue, langages, ergonomie, la jeune femme a étudié les consonnes rares, pour expliquer pourquoi ces sons se retrouvent dans certaines langues et pas d'autres.

Le thème de sa thèse : la phonologie des consonnes rares : une approche typologique

Troisième prix

Démontrer que la seiche et le crabe vert sont deux maitres du camouflage. Le pari d'Apolline Chabenat est largement rempli puisqu'elle remporte le troisième prix du jury. Ils étaient 4 doctorants représentant Normandie université. Après avoir franchi toutes les sélections avec succès, c'est finalement elle qui repart avec un trophée. "Je me suis lancée dans la compétition avec l'intention de m'éclater sur scène et d'apprendre à être à l'aise à l'oral, avoue la doctorante. Je suis très surprise, mais fière d'avoir gagné."

Le thème de sa thèse : la modification des polymorphismes liés aux défenses vis-à-vis des prédateurs par des médicaments psychotropes chez un céphalopode (la seiche) et un décapode (le crabe vert).


Éléonore de Vaumas | Publié le

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