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Manifestation contre l’austérité : une journée test pour l'enseignement supérieur

Camille Stromboni
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Manifestation Sciences en marche - chercheurs - académicien Jean Rossier - Paris 17 oct2014 ©C.Stromboni
Hausses des effectifs étudiants, annonces budgétaires décevantes... Tous les syndicats ont appelé à la mobilisation. // ©  Camille Stromboni

Étudiants, enseignants-chercheurs, administratifs... Les organisations syndicales de la communauté universitaire appellent à manifester le 16 octobre 2015, pour dénoncer le manque de moyens du secteur, alors que le nombre d'étudiants ne cesse d'augmenter.

CGT, FSU, CFDT, SNPTES, Unsa, Sud, Unef, Fage, Solidaires, Sciences en marche… Les syndicats et collectifs de l’enseignement supérieur et de la recherche appellent à la mobilisation le 16 octobre 2015. Avec un mot d’ordre : en finir avec l’austérité. "Cette convergence des revendications est très importante, pointe Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT. Tout le monde, même le secrétaire d'État, pose le même diagnostic et reconnaît qu’il faut des moyens en plus. Mais cela ne se traduit toujours pas dans les faits !"

"Les conditions d’études ne permettent ni la réussite ni la démocratisation de l’enseignement supérieur, dénonce Martin Bontemps, vice-président de l’Unef, qui a lancé le Tumblr MaSalledeCoursVaCraquer.

Un appel du pied a également été lancé par le Snesup (FSU) en direction des présidents d'université, pour qu'ils s'engagent et soutiennent, "par tous les moyens qu’ils estimeront utiles, les mobilisations en cours". 

Une austérité d'autant plus fortement dénoncée que la rentrée 2015 est marquée par un "choc démographique" – selon l'expression du secrétaire d'État, Thierry Mandon – en direction de l'université. C'est un afflux de 40.000 étudiants supplémentaires auxquels les facs ont dû faire face, après plusieurs années consécutives d'augmentation des effectifs.

À Bordeaux, en Lorraine, à Paris, à Toulouse... Les premières semaines ont été souvent vécues comme autant de "missions impossibles" pour les personnels, et pas seulement dans les filières traditionnellement surchargées, comme la psychologie ou les Staps – qui ont déjà manifesté fin septembre.

Quant au budget 2016, les premières annonces ont fortement déçu les organisations syndicales, qui espèrent peser sur les discussions budgétaires en cours avec cette mobilisation.

Le projet de loi de finances 2016, présenté en Conseil des ministres le 30 septembre 2015, prévoit un budget stable par rapport à l’année dernière pour l'enseignement supérieur et la recherche. Lors du débat parlementaire, une enveloppe de 100 millions d'euros doit être ajoutée afin de ne pas ponctionner les fonds de roulement des universités et des écoles.


Camille Stromboni | Publié le

Vos commentaires (1)

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marins.

"une enveloppe de 100 millions doit être ajoutée afin de ne pas ponctionner les fonds de roulement des universités et des écoles" ... on ajoute pour ne pas prendre, belle logique !