Minerva, Coursera et des drones sur les campus : l'innovation made in USA

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon
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L'innovation made in USA
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REVUE DE PRESSE - ETATS-UNIS. Le projet d'université lancé par Minerva a levé 70 millions de dollars, Coursera poursuit sa diversification, et des bibliothèques universitaires américaines se mettent à prêter des drones aux étudiants.

Minerva décolle grâce aux Chinois

Minerva, une future université “d'élite” qui combinera enseignement en ligne, expériences internationales multiples et vie en communauté, vient d'annoncer une levée de fonds de 70 millions de dollars. Une grande partie de cette somme est issue d'investisseurs chinois. Minerva avait déjà levé 25 millions de dollars en 2012. Une première promotion est rentrée au mois de septembre dernier à San Francisco (29 étudiants). Elle est qualifiée “d'expérimentale” – les élèves ne paient pas de frais de scolarité, et testent ce nouveau concept pédagogique.

À lire sur le Wall Street Journal

Coursera bientôt rentable ?

EdSurge a passé au crible les sources de revenus de la célèbre plateforme de Mooc : partenariats avec des entreprises, avec des cabinets de recrutement, facturation de certifications aux étudiants, spécialisations payantes, formation continue pour les entreprises. Le magazine estime que Coursera va dégager un chiffre d'affaires compris entre 8 et 12 millions de dollars en 2014. Cela rend-il cette start-up rentable ? Sans doute pas pour le moment, d'autant que Coursera emploie 100 personnes, et bientôt 170 à la fin de l'année. Mais avec des revenus “décents” et d'importantes sommes d'argent en banque suite à ses levées de fonds, l'entreprise a encore de la marge pour grossir et atteindre la rentabilité.

À lire sur EdSurge

Des drones à la BU

Sur les campus, les bibliothèques diversifient leurs activités. Certaines se sont spécialisées dans le prêt d'objets électroniques les plus divers. Ainsi, à Colgate University, les étudiants peuvent emprunter des drones, à des fins expérimentales, ou pour simplement tester ces machines. D'autres bibliothèques universitaires prêtent des Google Glass aux étudiants. Ou plus simplement, des tablettes électroniques, des ordinateurs, des caméras. Les câbles d'alimentation pour téléphones ou ordinateurs sont aussi des objets qui entrent dans l'inventaire des bibliothèques.

À lire sur le Chronicle of Higher Education


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