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Missions handicap dans les universités : “Nous restons dépendants des bonnes volontés”

Propos recueillis par Olivier Monod
Publié le
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MOUALA-Khalid-délégué général-Starting Block
MOUALA-Khalid-délégué général-Starting Block

L’association Starting-Block lance la huitième édition de la campagne Handivalides : du 29 janvier au 15 mai 2013, plus de 40 établissements d’enseignement supérieur organisent des journées de sensibilisation au handicap étudiant. Où en est la situation en France aujourd’hui ? Le point avec Khalid Mouala, délégué général de Starting-Block.

Comment le nombre d’étudiants en situation de handicap a-t-il évolué ces dernières années ?

On compterait 12.000 étudiants handicapés dans le supérieur, soit beaucoup plus qu’il y a dix ans. Le principal problème, pour nous, est que nous comptons 115.000 élèves handicapés dans le primaire, 60.000 dans le secondaire et seulement 12.000 dans le supérieur. Il est urgent de mettre en place un système incluant ces personnes, du collège à l’université.

Aujourd’hui, il existe des Missions handicap dans les universités. Sont-elles toutes équivalentes ?

Les réalités de terrain sont très diverses. Parfois, la mission handicap regroupe trois personnes à plein temps et parfois elle ne comporte qu’une personne détachée deux heures par mois… Les universités ont une obligation, mais il n’existe aucun moyen coercitif derrière pour s’assurer qu’elles tiennent leurs engagements. Nous restons dépendants des bonnes volontés.

Vous lancez votre huitième édition : avez-vous l’impression d’être entendu et de faire bouger les acteurs ?

Oui, notamment auprès des associations étudiantes. Nous travaillons avec elles pour qu’elles aient un référent handicap auquel nous fournissons un kit d’accueil d’une personne handicapée. On parle souvent des établissements, mais l’insertion passe aussi par la vie sociale et la possibilité de s’impliquer dans des associations. Nous avons signé l’an dernier avec les établissements des conventions d’engagement réciproque triennales nous engageant mutuellement. Si l’établissement remplit ses objectifs, nous revenons travailler avec lui et nous l’aidons dans sa démarche.

Que conseilleriez-vous à un jeune en situation de handicap qui se lance dans des études supérieures ?

De prendre contact avec l’université ou l’école de son choix. Bien sûr, il peut passer par une association comme la nôtre, mais je crois à la force des circuits courts. Le mieux pour lui est de se renseigner sur les dispositifs existants dans l’établissement de son choix, de se manifester auprès de lui et d’expliquer sa situation.


Propos recueillis par Olivier Monod | Publié le

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