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Nicolas Sarkozy prône la sélection à l’université

Camille Stromboni
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Nicolas Sarkozy - président du parti Les Républicains - Matinée de travail Education en enseignement supérieur - 6 avril 2016
Le président du parti Les Républicains défend un acte II de l'autonomie des universités, passant par le droit de sélectionner leurs étudiants et par celui de déterminer les droits d'inscription, dans la limite d'un plafond fixé par l'État. // ©  Camille Stromboni
Il faut passer à l’acte II de l’autonomie des universités, a défendu Nicolas Sarkozy le 6 avril 2016. Pour le président du parti Les Républicains, cela signifie donner la liberté aux établissements de sélectionner et de fixer les droits de scolarité.

Nicolas Sarkozy a dressé les grandes lignes de ses ambitions pour l’université, le 6 avril 2016, lors d’une matinée de travail organisée par Les Républicains sur l’éducation et l’enseignement supérieur. Le président du parti, qui a souligné sa fierté d’avoir accompli l’autonomie des universités lorsqu’il était à l'Élysée, défend désormais un acte II.

Il faut "laisser la liberté aux universités d’instituer des filières sélectives en leur sein et de décider des conditions de recrutement des étudiants, a-t-il détaillé. Je ne vois pas pourquoi on ferait un modèle national, chacun peut parfaitement décider. Nous vous donnerons cette liberté !"

Si vous avez le droit de recruter comme vous le désirez et de fixer des droits d’inscription, on passe même directement à l'époque "III" de l'autonomie ! (N.Sarkozy)

Cet acte II passe également par la question des droits d’inscription, qui doivent pouvoir être déterminés librement par les établissements. Le ministère décidera "simplement d'un plafond, a précisé Nicolas Sarkozy. La liberté ne va pas sans la régulation." Et de conclure : "Si vous avez le droit de recruter comme vous le désirez et de fixer des droits d’inscription, il me semble que l'on passe même directement à l'époque "III" de l'autonomie !"

Le gouvernement taclé sur la sélection en master

Une vision défendue également par les députés du parti intervenus lors de la table ronde de cette matinée de travail consacrée à l’enseignement supérieur. "On est malade de l’absence de sélection", a scandé Daniel Fasquelle (Pas-de-Calais).

L’ancien doyen de la faculté de droit de Boulogne-sur-Mer (université du Littoral-Côte-d'Opale) a émis l'hypothèse d'un accès direct en licence 1 pour les bacheliers ayant obtenu une mention bien et un test, ou un sas d’entrée, pour les autres. Tout en préconisant la mise en place, en amont, de modules préparatoires à l’université.

Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin et ancien DGESIP (directeur général de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle) lors du précédent quinquennat, a également taclé le gouvernement de gauche sur la question de la sélection en master.

"Face à la difficulté que rencontrent les universités avec l'avis rendu par le Conseil d’État [jugeant illégale toute sélection entre le M1 et le M2 en l’absence d’un décret fixant la liste des formations concernées], au lieu de prendre le problème à bras le corps et de mettre en place le LMD (licence, master, doctorat), c'est-à-dire de créer une sélection à l’entrée du master, Najat-Vallaud Belkacem déclare qu’il faut éliminer la sélection et l’envisager de manière extrêmement restrictive", a-t-il déploré.

Un incubateur dans chaque fac
"Réconcilier l’université et l’entreprise" est l'autre objectif avancé par le président des Républicains lors de son intervention le 6 avril 2016. "Je rêverais d’un paysage où chaque université pourrait avoir son incubateur", a-t-il détaillé.
Aller plus loin
- Visionner le discours de Nicolas Sarkozy et la table ronde sur l'enseignement supérieur

Camille Stromboni | Publié le

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FAVER.

Sélection:OUI, sous conditions précises, négociées,réalistes, mais l'EX a-t-il un peu réfléchi, qu'à ces conditions il aurait eu peu de chances d'être admis?

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