Nouveau CFA de l’université de Poitiers : une stratégie à gérer

De notre correspondante Philippine Arnal
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L'université de Poitiers a fait le choix de regrouper ses formations en apprentissage dans un nouveau CFA (centre de formation des apprentis). Retour sur les raisons de cette stratégie.

« Jusqu’à la création du CFA en janvier 2009, chaque composante gérait sa section d’apprentissage de façon indépendante. Nous avions atteint un nombre trop élevé d’interlocuteurs pour dialoguer avec la Région », explique Gilles Mirambeau, directeur délégué du CFA.

Les sections d'apprentissage ont au départ été créées par l'IAE et l'IUT qui ont développé 17 formations comptant au total 240 apprentis. En septembre 2009, le nouveau CFA de l’université de Poitiers ouvrira trois nouvelles formations en apprentissage : un DUT génie électrique, une licence professionnelle agronomie et une licence professionnelle intégration des systèmes voix et données.

Une gestion centralisée

Mais le principal enjeu du regroupement au sein du CFA est moins la lisibilité régionale de l’offre de formations que la taxe d’apprentissage. Désormais, le CFA centralise la gestion administrative et financière des différentes formations en apprentissage sous la houlette d’un gestionnaire à plein temps. Il collecte aussi la taxe d’apprentissage jusque là perçue par chacune des composantes pour son propre compte. Ce qui permettra de redistribuer la taxe d’apprentissage en fonction des besoins de chaque section.

Des outils communs à développer

Centralisation oblige, des procédures communes sont en cours d’élaboration en matière d’outils de communication ou d’ouverture de nouveaux diplômes. Un appel d’offre va être lancé pour le développement d’un outil informatique spécifique au CFA. Il devra recouper les données des deux logiciels existants dans l’université, celui de gestion des relations avec les entreprises et celui de gestion des emplois du temps des personnels, afin de « générer des enquêtes et des chiffres sur les effectifs ».

Des réticences en interne

Ces regroupements de compétences et d’intérêts ne conviennent pas à tous. Les responsables des différentes composantes, jusque là autonomes dans leur gestion, se sentent dépossédés de leurs fonctions de gestion. « En visite au CFA de l’université de Tours créé il y a 5 ans, j’ai eu l’impression que la communication interne fonctionnait parfaitement, raconte Gilles Mirambeau. Chez nous, des freins humains empêchent encore cette bonne circulation des informations ».

D’ici à 2011, la Région souhaiterait intégrer dans le CFA universitaire poitevin les quatre formations en apprentissage de l’université de La Rochelle. Mais là aussi, des réticences se font sentir. Du côté rochelais cette fois.


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