Paces : le classement 2015 des facs de médecine

Virginie Bertereau
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Cours en amphi à la faculté de médecine d'Angers
Cours en amphi à la faculté de médecine d'Angers // ©  Virginie Bertereau
Dans quelle université les étudiants ont-ils le plus de chances de passer le cap de la première année commune aux études de santé et d’accéder en deuxième année de médecine, odontologie, pharmacie ou sage-femme ? Pour la première fois, l'Etudiant a réalisé une enquête filière par filière pour identifier les concours les plus sélectifs et évaluer les chances des candidats selon leur profil.

En France, 38 universités proposent la Paces (première année commune aux études de santé), la voie "classique" pour entamer des études de médecine, d'odontologie, de pharmacie ou de sage-femme. D'après notre enquête, à laquelle 31 universités ont répondu, les taux de réussite en Paces varient de 14,39% à 38,89% toutes filières confondues, avec une moyenne de 22,9%.

Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, le concours de médecine n'est pas le plus sélectif. La moyenne des facs s'élève à près de 19% en médecine, contre 17% en pharmacie et 7% en sage-femme et en odontologie. Si en médecine, le nombre de candidats est élevé, le numerus clausus l'est aussi (7.492 places en 2013-2014). Dans les autres filières, le numerus clausus est beaucoup plus faible (1.200 en odontologie, 3.099 en pharmacie, 1.016 en sage-femme en 2013-2014), alors que le nombre de candidats qui tentent leur chance reste important.

De même, les facs les plus sélectives ne sont pas forcément celles auxquelles on pense. Par exemple, Paris-Descartes et l'UPMC, réputées parmi les plus difficiles, obtiennent au final de bons taux de réussite en médecine (respectivement 18,25% et 18,14%). Ces deux universités bénéficient, il est vrai, de deux des plus grands numerus clausus.

La prime aux doublants... mais pas toujours

Dans la plupart des universités, les doublants/triplants améliorent leurs chances d'une année sur l'autre. Restent certains cas particuliers... Dans plusieurs universités, comme Caen, Grenoble 1 ou Lille 2, les primants sont aussi performants (voire même légèrement plus) que les doublants et triplants en médecine.

Par ailleurs, la plupart du temps, les étudiants qui ne visent qu'un concours n'augmentent pas significativement leurs chances, surtout en médecine. Mais là encore, on constate des exceptions : à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, par exemple, les "super motivés" réussissent beaucoup mieux en pharmacie.

Le palmarès complet des facs de médecine sur letudiant.fr


Virginie Bertereau | Publié le