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Parcoursup : ces plates-formes "complémentaires" d’accompagnement des candidats

Pauline Bluteau
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Parcoursup : ces plates-formes "complémentaires" d’accompagnement des candidats
Pour certains candidats, la plate-forme Parcoursup est un vrai casse-tête. Les dispositifs de l'Unef et de la Fage ont vocation à les accompagner tout au long de la procédure. // ©  Nicolas Tavernier/REA
Comme en 2018, la Fage et l’Unef, les deux grandes associations étudiantes, ont réitéré le lancement de leurs plates-formes d’accompagnement des candidats sur Parcoursup. Et pour cette deuxième année, les sollicitations continuent d’affluer.

Lorsqu’il s’agit d’accompagner les candidats inscrits sur Parcoursup, l’Unef (Union nationale des étudiants de France) et la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) s’accordent sur un point : la nécessité d’agir, et ce, tout au long de la procédure d’admission. Cette année encore, les deux associations étudiantes ont donc relancé leurs plates-formes : SOS-Parcoursup pour la Fage et SOS Inscription pour l'Unef.

Existants déjà sous APB, ces deux dispositifs en ligne ont repris du service avec l’arrivée de Parcoursup en 2018. Mais un an après la première session, la plate-forme d’admission postbac suscite toujours autant d’interrogations et d’inquiétudes chez les candidats.

Une aide complémentaire

"L’accompagnement que propose le ministère n’est pas assez complet, les droits des candidats ne sont pas toujours respectés, SOS Parcoursup est donc une aide complémentaire", assure Orlane François. Au moment de la rentrée 2018, près de 60.000 candidats étaient toujours sans affectation. Une situation que ne veut pas voir se reproduire la présidente de la Fage. "C’est une obligation pour le ministère de trouver une formation pour chaque candidat. Or, il arrive que le rectorat ne prenne pas en charge le dossier à temps ou qu’il y ait des problèmes de discrimination dans les établissements… C’est à nous de prendre le relais", détaille-t-elle.

À l’Unef, Mélanie Luce a souhaité aller encore plus loin en ouvrant la plate-forme à d’autres publics. "Les lycéens et les étudiants en réorientation sont ceux qui rencontrent le plus de problèmes avec Parcoursup, mais, cette année, on s’est aussi associé à l’UNL (Union nationale lycéenne) pour que les élèves de seconde puissent poser leurs questions sur les spécialités qu’ils doivent choisir suite à la réforme du lycée. Et bien sûr, on aide aussi les étudiants qui veulent entrer en master l’année prochaine. Ils ont tous besoin d’être conseillés et accompagnés", résume la présidente de l’organisation étudiante.

Rassurer les candidats

Parmi les principales préoccupations : la crainte de voir tous ses vœux refusés ou en attente, les incompréhensions sur le fonctionnement de Parcoursup, les stratégies à adopter… "On a dû expliquer la différence entre la liste d’attente et la liste d’appel notamment", insiste Orlane François. "Les erreurs de paramétrage dans 400 formations ont suscité beaucoup d’inquiétudes cette année", complète Mélanie Luce.

En cas de situations trop délicates, les associations orientent les candidats vers leurs élus, des fédérations spécialisées, voire des avocats.

Au total, entre 5 et 20 personnes, selon les périodes, se relaient pour répondre aux interrogations des candidats, par mail, par téléphone, sur les réseaux sociaux ou directement sur la plate-forme. "Cela concerne souvent des formations sélectives comme les DUT, les Ifsi et surtout les BTS. Les candidats se retrouvent en attente et ont besoin de conseils pour savoir comment procéder", explique la présidente de la Fage. Un constat partagé par l’Unef.

Lorsque les situations sont trop délicates, les associations orientent les candidats vers leurs élus, des fédérations spécialisées, voire même des avocats ou des associations. "Les profils des candidats en BTS sont les plus compliqués à gérer. L’année dernière, certains ont déposé des recours juridiques grâce au syndicat des avocats de France (SAF) qui fait partie de nos partenaires", se souvient Mélanie Luce.

Plus de 1.000 sollicitations en 2018

Pour autant, les deux présidentes restent prudentes. "On ne promet jamais une inscription, prévient la présidence de l'Unef. Dans certains cas, il n’y a pas de solution", estime Mélanie Luce. Car ces associations étudiantes ne travaillent pas main dans la main avec le ministère. "On le contacte seulement lorsqu’il y a un problème technique", précise son homologue à la Fage.

L’année dernière, chaque plate-forme a recensé plus de 1.000 sollicitations. "Sans compter tous les appels téléphoniques", poursuit Orlane François. À la Fage, 200 candidats ont déjà fait appel à l’association depuis l’ouverture de la phase d’admission le 15 mai dernier. C’est plus qu’en 2018, selon sa présidente. "Mais moins on a de candidats qui nous contactent, mieux c’est. Ce serait bon signe en tout cas", affirme la présidente de l’Unef. À titre de comparaison, en 2018, le ministère a enregistré plus de 132.000 appels téléphonique via son numéro vert.

Utilisation des données

Et concernant l’utilisation des données, les associations assurent qu’elles s’en servent uniquement pour défendre les dossiers des candidats. "L’objectif n’est pas de faire un bilan, mais plutôt d’accompagner les candidats, insiste Mélanie Luce. Cela permet d’avoir des éléments solides lorsque l’on s’adresse aux établissements ou au rectorat par exemple."

À la Fage, des bilans sont tout de même réalisés en interne pour permettre de développer certaines pistes de réflexion. "Cela nous a amenés à défendre la fin de la sectorisation en Île-de-France, à travailler sur la question de la discrimination, et donc à demander l’anonymisation des candidatures, à faire valoir l’importance de la hiérarchie des vœux…"

Afin d’accompagner au mieux les candidats, les deux associations espèrent aussi la création de nouvelles places dans le supérieur. "On avait demandé 100.000 places pour 2019, mais pour l’instant, aucune annonce du ministère n'a été faite dans ce sens, regrette Mélanie Luce. Or, il y a urgence."


Pauline Bluteau | Publié le

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ADRINNA.

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