La CCI Paris Île-de-France agite le chiffon rouge des fermetures d'écoles

Murielle Wolski
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Etienne Guyot, DG de la CCI Ile-de-France
Etienne Guyot, DG de la CCI Ile-de-France // ©  CCI Idf
Le plan de départs volontaires initié à la CCI Paris Île-de-France va toucher ses écoles, dont les plus prestigieuses HEC et l'ESCP Europe. Étienne Guyot, le directeur général de la Chambre, met en garde contre d'éventuelles fermetures d'établissements si la cure d'austérité imposée par l'État se poursuit.

Quelle est l'ampleur du plan de départs volontaires qui affecte la Chambre ?

La mise en place de ce plan s'est étalée sur le premier semestre 2015, suite à la phase de négociation qui a eu lieu en fin d'année 2014. 713 salariés ont signé des mesures de départ volontaire. Soit 16% de nos effectifs. 

Dans quelle proportion les écoles de la Chambre sont-elles touchées ?

Toutes les grandes missions de la Chambre sont concernées, la formation également, mais dans une moindre mesure. 14% des départs intéressent cette branche formation quand le taux est à 19% pour l'accompagnement des entreprises, 17% pour les fonctions support (administration générale, ressources humaines, etc.) ; 15% pour les études... Les grandes écoles que sont HEC et l'ESCP perdent respectivement 13,5% et 13% de leurs effectifs globaux. La majorité des écoles de la CCI perd moins de 14% de ses effectifs.

Pour autant, clairement, on ne pas parler de perte de substance. Les enseignants sont concernés à la marge. Leur nombre va baisser de 6% environ. Globalement, le pic des départs interviendra d'ici au 31 décembre 2015. Mais, avec les congés de transition – autrement dit les préretraites –, le processus va se déployer sur les trois années à venir. 

 Comment envisagez-vous l'avenir ?

Le processus de fusion entre les chambres de Paris et de Versailles a conduit à près de 500 départs. En six ans, le dispositif consulaire aura perdu un quart de ses effectifs. Et lors de l'assemblée générale du 3 septembre, le président et moi-même avons été amenés à dire que nous serions contraints de procéder à la cessation d'activités et à des fermetures d'établissements, si la loi de finances de 2016 maintenait une nouvelle ponction de 36 millions d'euros. Pour l'heure, nous discutons avec les ministres concernés et nos partenaires. Les rendez-vous vont s'échelonner dans les semaines à venir.

La CCI Paris Île-de-France à la diète
Les ressources fiscales de la CCI Paris Île-de-France ont été amputées de 75,4 M€ entre 2014 et 2015. En outre, en 2015, un prélèvement de 70,3 M€ a été opéré par l'Etat sur le fonds de roulement de la Chambre.

Murielle Wolski | Publié le