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"Plutôt que de critiquer Parcoursup, mieux vaut revoir l’orientation des élèves"

Pauline Bluteau
Publié le
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La plate-forme Parcoursup entame aujourd'hui sa deuxième année d'existence, avec des attentes fortes de la part des universités.
La plate-forme Parcoursup, objet de critiques, n'est pas la seule responsable des dysfonctionnements d'orientation. // ©  Nicolas Tavernier/REA
À l’occasion d’une rencontre organisée par l’Ajéduc (Association des journalistes éducation-recherche) le 18 juin 2019, trois chercheurs ont donné leur avis sur la procédure d’admission postbac, Parcoursup. D’après eux, ce n’est pas la plate-forme qui est à revoir mais bien le processus d’orientation des élèves.

Le temps d’APB est définitivement révolu. Depuis 2018, les lycéens doivent passer par Parcoursup pour s’inscrire dans l’enseignement supérieur. Un changement conséquent pour les familles, les enseignants et les établissements qui ont dû prendre en main rapidement la nouvelle plate-forme.

Même s’il reste encore beaucoup de réglages à faire, les spécialistes l’affirment : Parcoursup a permis de nombreuses améliorations. Pourtant, l’entrée dans l’enseignement supérieur continue d’inquiéter et d’angoisser les candidats. La cause : une mauvaise orientation des élèves qui finit par prendre tout son sens en terminale.

De nettes améliorations par rapport à APB

Il n’empêche que, sur ce point, les spécialistes sont unanimes : Parcoursup a tout de même du bon. "Il est important de souligner les améliorations qu'a permis Parcoursup comme la fin du tirage au sort et de la hiérarchisation des vœux", affirme Even Loarer, professeur titulaire de la chaire de psychologie de l’orientation au Cnam (Conservatoire national des Arts et Métiers) et directeur de l’Inetop (Institut national d’étude du travail et d’orientation professionnelle).

En effet, si sur APB les candidats devaient classer leurs vœux de 1 à 24, ce n’est plus le cas sur Parcoursup où la notion de préférence est quasi inexistante. "La hiérarchie impliquait une stratégie de la part des candidats, donc de l’auto-censure. C’était un système très inégalitaire", poursuit le spécialiste. "Sur Parcoursup, on choisit, c’est là qu’il y a une vraie différence avec APB", confirme Vincent Lelhé, professeur d’économie à l’université de Rouen et spécialiste de l’algorithme Parcoursup.

Parcoursup pousse à la concurrence

Mais tous ces changements ont eu d’autres conséquences, notamment celui de renforcer la concurrence entre les élèves. "Sur Parcoursup, il y a une profusion d’informations ; ce qui démunit complètement les lycéens qui ne sont pas aidés et conseillés de la même manière dans leur démarche d’orientation", explique Paul Lehner, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Cergy-Pontoise.

Des inégalités qui sont d’ailleurs visibles sur les lettres de motivation des candidats. "On sait très bien que ce sont les familles qui les rédigent. Ce qui avantage les enfants de cadres par exemple", analyse Even Loarer.

D’un autre côté, les établissements aussi entrent en concurrence sur Parcoursup. Notamment avec la fin de la sectorisation en Ile-de-France qui permet aux élèves des académies de Versailles et de Créteil de postuler sans restriction dans des universités parisiennes. "Les établissements vont chercher à accueillir les meilleurs élèves pour avoir les meilleurs taux de réussite", assure Vincent Lelhé.

Une attente insupportable pour les candidats

Cette concurrence est aussi visible entre les établissements publics et privés. Si la procédure d’APB était assez rapide puisque les candidats ne recevaient qu’une seule réponse en fonction du classement qu’ils avaient établi, sur Parcoursup, la procédure court pendant plusieurs mois, de mai à septembre. "On critique beaucoup la plate-forme parce qu’elle cristallise l’angoisse des jeunes. C’est un moment déterminant, et les candidats n’aiment pas l’incertitude, constate Even Loarer. En plus, cela va à l’encontre de ce qu’on leur apprend, à savoir être responsable de ses actes. Or, ce système les dépossède complètement de leur avenir."

Quel signal envoie-t-on aux élèves lorsqu’on leur dit qu’on veut bien les accueillir mais qu’il faut encore patienter ? Là, l’élève n’est pas maître de son destin.
(V. Lelhé)

Des inquiétudes qui n'ont pas cours dans les écoles privées puisqu’elles donnent immédiatement une réponse aux candidats. "Les élèves en ont bien conscience et ça les rassure beaucoup de ne pas passer par Parcoursup", poursuit le spécialiste. "On a créé une hiérarchie de l’attente, et c’est d’ailleurs ce que regrettent les universités. Quel signal envoie-t-on aux élèves lorsqu’on leur dit qu’on veut bien les accueillir mais qu’il faut encore patienter ? Là, l’élève n’est pas maître de son destin", regrette Vincent Lelhé.

Ne pas confondre informations et orientation

D’après les spécialistes, il serait possible d'éviter tous ces dysfonctionnements en repensant entièrement le processus d’orientation plutôt qu'en critiquant la plate-forme. Parmi les principaux reproches : la sélection des élèves. "On ne peut pas dire que Parcoursup soit plus sélectif, c’est notre système scolaire qui est comme ça", affirme Even Loarer. Tout commence avec la publication des attendus sur Parcoursup qui a de quoi dissuader le choix des candidats. "Le bac est le premier diplôme de l’enseignement supérieur et pourtant, on a l’impression que ce n’est plus suffisant pour entrer en licence où il faut avoir plein de connaissances dans le domaine", critique Paul Lehner.

Toutes ces informations, bien que nécessaires pour les élèves, ne permettent pas de compenser la nécessité d’orienter les élèves en amont. "On confond souvent information et orientation, estime Even Loarer. Or, il devient urgent d’investir dans l’éducation à l’orientation."


Pauline Bluteau | Publié le

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ADRINNA.

Après 5 ans de relation avec mon petit ami, il a soudainement changé et a cessé de me contacter régulièrement. Il proposait des excuses pour ne pas me voir tout le temps. Il a cessé de répondre à mes appels et à mes sms et il a cessé de me voir régulièrement. J'ai ensuite commencé à le rencontrer avec différentes amies de filles, mais à chaque fois, il disait qu'il m'aimait et qu'il avait besoin de temps pour réfléchir à notre relation. Mais après que j’ai contacté (padmanlovespell@yahoo.com), Dr.Padman du temple des sorts jeté un sortilège d’amour et après un jour, mon petit ami a commencé à me contacter régulièrement et nous avons emménagé ensemble au bout de quelques mois et il était plus ouvert à moi. qu’avant et il a commencé à passer plus de temps avec moi que ses amis. Nous nous sommes finalement mariés et maintenant nous sommes mariés avec bonheur depuis 2 ans avec un fils. Depuis que le Dr. Padman de padmanlovespell@yahoo.com m'a aidé, mon partenaire est très stable, fidèle et plus proche de moi qu'auparavant

Pierre Montfraix.

Parcoursup donne accès à des informations que les élèves n'avaient pas jusque là (attendus des filières, contenus des enseignements, nombre de places disponibles, taux de pression, éventuellement compétences extrascolaires). De plus la plateforme répertorie la totalité des établissements du supérieur accessibles en France (exceptés certaines formations privées). Où, avant, les élèves pouvaient-ils trouver facilement cette d'information? La vraie question sera pour demain. Les établissements d'enseignement supérieurs vont-ils jouer le jeu de la réforme Bac 2021 où les élèves de seconde sont invités par le ministre à choisir leurs enseignements de spécialité selon leurs goûts? A défaut, la volonté de sortir d'une logique de filières est vouée à l'échec.

ys.

La conséquence logique des choix hiérarchisés ou non (hiérarchisés dans APB et non hiérarchisés dans ParcourSup) c'est la convergence directe de l'algorithme APB (donc sa rapidité à trouver une solution) et réciproquement la lenteur de ParcourSup, qui lui converge en plusieurs étapes, d'où sa lenteur et l'angoisse qu'il engendre chez les élèves et leurs parents. Donc, hiérarchie ou pas c'est un choix conceptuel (donc politique) fait en amont qui conditionne la rapidité/lenteur à trouver une solution plus ou moins optimale.

Richard.

Bonjour, je me demande si vous avez déjà vu des élèves en lycée. Par ailleurs, les entreprises sont en grande partie incapables de définir précisément les compétences dont elles auraient besoin dans dix ans. Comment alors reprocher aux lycéens de ne pas savoir quoi faire, ou d'être mal orientés ou d'être mal informés. Il y a des informations à profusion sur les divers métiers. Mais il reste difficile pour un élève de se projeter, de savoir ce qu'il aura vraiment envie de faire comme métier. Il est logique que les lycéens hésitent et changent de voie après leur bac. Un problème qui commence à être identifié comme source de faible compétitivité en France, est l'insuffisance de places dans l'enseignement supérieur, liés à la faiblesse des investissements éducatifs depuis au moins 10 ans.

Sirius.

Affirmation péremptoire et fausse : "Le bac est le premier diplôme de l’enseignement supérieur et pourtant, on a l’impression que ce n’est plus suffisant pour entrer en licence où il faut avoir plein de connaissances dans le domaine", critique Paul Lehner. Les attendus précisent les compétences nécessaires dans chaque domaine. Le bac ne donne pas une compétence universelle. Pour s'inscrire en licence de sciences il vaut mieux avoir et bon en math et en physique. Pour s'inscrire en droit il vaut mieux bien maîtriser la langue et avoir l'esprit logique, ce qui n'implique aucune connaissances en droit. Et ainsi de suite dans chaque domaine. C'est justement l'apport de Parcoursup de rappeler que n'importe quel bac ne peut pas conduire, avec succès, à n'importe quelle orientation.

Sirius.

Pardon pour la coquille : "avoir été bon en math..."