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#PrimaireLeDébat : impasse sur l’enseignement supérieur

Paul Conge
Publié le
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Pendant le premier débat de la primaire de la droite et du centre, les 7 participants n'ont pas débattu de l'éducation ou de l'enseignement supérieur.
Pendant le premier débat de la primaire de la droite et du centre, les 7 participants n'ont pas débattu de l'éducation ou de l'enseignement supérieur. // ©  TF1/Capture d'écran
Focalisé sur l'économie et la sécurité, le premier débat de la primaire de la droite et du centre a esquivé, le 13 octobre 2016, le sujet de l’éducation et de l'enseignement supérieur. De quoi provoquer l’ire de certains internautes sur les réseaux sociaux.

Il a été question de sécurité, de justice, d'économie et des 35 heures.... mais pas d'éducation. Au cours du débat très attendu des candidats à la primaire de la droite et du centre, diffusé en direct sur TF1, jeudi 13 octobre 2016, le thème de l'enseignement supérieur a été à peine effleuré. Même Nathalie Kosciusko-Morizet, l'une des candidates, l'a déploré le lendemain :

Durant la soirée, le hashtag #PrimaireLeDébat a été abondamment repris, en particulier pour constater l'éventail restreint des thèmes abordés :

Comme ici l'ancien président de la Fage :

Nathalie Kosciusko-Morizet a pourtant bien survolé le sujet. Mais à travers le seul prisme de la privatisation : elle souhaite plus de contractuels, et moins de fonctionnaires au sein de l'Éducation nationale. Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a quant à lui martelé son souhait de supprimer 300.000 postes de fonctionnaires, dont des professionnels de la santé et de l'éducation.

Un fonctionnaire sur deux ne serait pas remplacé. Certains, comme le conseiller communication de la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, en ont calculé les conséquences :

Il n'est pas si étonnant que le sujet de l'éducation s'efface derrière les sujets brûlants que portent les candidats, à savoir la sécurité ou l'immigration. Les internautes en sont aussi conscients et ironisent :

Alain Juppé, toujours favori de cette primaire, a toutefois jugé qu'il fallait "une rénovation en profondeur de notre système d'éducation", mais les débats ont vite été absorbés par des thématiques comme la suppression des 35 heures ou la présomption d'innocence pour les hommes politiques.

L'enseignement supérieur deviendra-t-il un sujet méritant d'être abordé lors du prochain débat ? Réponse le 3 novembre 2016.


Paul Conge | Publié le

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Franck Madore.

Bsr Faites taire,mr Elkabach et ecouter les reponses