Processus de Bologne et réforme de l’enseignement supérieur : l'Allemagne fait marche arrière

De notre correspondante en Allemagne, Marie Luginsland
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Les étudiants allemands redécouvrent la lenteur. Dix ans après le lancement du processus de Bologne qui avait conduit en Allemagne à un raccourcissement du bachelor (licence) de huit à six semestres, de plus en plus d’universités souhaitent revenir à l’ancien système.

«L’expérience nous a démontré que, pour les filières d’orientation internationale, six semestres n’étaient pas suffisants. Outre l’apprentissage des langues et des bases nécessaires à l’année de séjour à l’étranger comprise dans le cursus, nous avons constaté que nos étudiants devaient remplir les conditions pour pouvoir effectuer un master dans une autre université européenne », déclare le Pr Thomas Egner, professeur d’économie et de fiscalité et coordinateur des études de sciences économiques à l’université de Bamberg.

Cette université de Bavière est l’une des premières universités publiques à avoir réintroduit la licence en quatre ans pour les filières « économie internationale ». Avec succès, puisqu’elle compte aujourd’hui deux fois plus d’inscrits pour cette filière et recherche activement des universités partenaires à l’étranger. Bamberg devrait être bientôt suivie dans son exemple par d’autres universités. Déjà, 29% des filières du supérieur (tous établissements confondus) sont revenues au bachelor en quatre ans. C’est principalement le cas des universités privées comme la Zeppelin University à Friedrichshafen sur le lac de Constance ou celle de Witten-Herdecke. Pour ces établissements qui perçoivent jusqu’à 4.000€ de droits d’inscription par semestre, contre 500€ au maximum dans le public, les motivations sont aussi d’ordre financier !


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