Protocole sanitaire des concours : les établissements du supérieur se préparent à accueillir les candidats

Dahvia Ouadia
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Protocole sanitaire des concours : les établissements du supérieur se préparent à accueillir les candidats
Distance d'1,50 m minimum entre les candidats, gel et masques : les conditions d'examens et concours seront aménagées cette année. // ©  WavebreakmediaMicro/Adobe Stock
Le comité opérationnel de pilotage, présidé par Caroline Pascal, cheffe de l'IGESR, a établi un protocole sanitaire en vue des concours et examens nationaux organisés en présentiel de la fin juin à la mi-juillet. Ce protocole, validé par le ministère de la Santé, s’impose aux établissements du supérieur qui accueilleront les candidats. Comment se préparent-ils à ces nouvelles consignes et contraintes ?

Les concours se dérouleront dans une ambiance particulière… Port du masque, gel hydroalcoolique, espace d’un mètre voire plus entre chaque candidat. Autant dire que l’organisation et la mise en place ne seront pas une mince affaire.

Différentes solutions pour accueillir les candidats

Mines Nancy est bien rodée à l’organisation du concours commun Mines Ponts. Mais cette année, l’école doit suivre des consignes extérieures et des consignes intérieures plus contraignantes. Pour le concours, l’école accueille entre 3 et 4.000 candidats. "Nous avons choisi de réquisitionner des salles de réception qui sont de très grandes salles permettant d’assurer les distances de sécurité. Nous voyons aussi avec l’IAE de Nancy s’il peut nous prêter une salle pour aller au-delà des préconisations du concours Mines Ponts", précise François Rousseau, directeur général des Mines Nancy.

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Tous les centres de concours pour les écoles d'ingénieurs augmentent les distances entre les candidats afin de s'assurer d'avoir 1,5 mètre entre chaque personne. Pour accueillir les 27.000 candidats aux écoles d'ingénieurs, 10% de centres en plus ont ouvert cette année. "Nous ouvrons plusieurs sites non majeurs comme à Caen et à Nîmes pour répartir un peu plus les candidats sur le territoire. En tout, ce sont 10% de nos candidats qui se sont réaffectés sur d’autres sites, notamment ceux qui sont partis de leurs régions d’études pour rentrer dans leur famille, en France ou à l’étranger et notamment au Maroc", précise Claude-Gilles Dussap, président du comité de pilotage du service concours écoles d'ingénieurs.

EM Strasbourg est pour la première fois organisatrice du concours post-prépa dans le cadre de la banque Ecricome. L’école doit recevoir 250 candidats. "Nous prévoyons une quinzaine de salles dans quatre zones différentes au lieu de trois grands amphithéâtres, comme nous l’avions prévu, résume Jessica Broggini, chargée des concours et de la promotion à EM Strasbourg. On a choisi de petites salles où les candidats seront 10 à 20 plutôt que de grands amphithéâtres qui auraient pu accueillir plus de 100 candidats. Cela nous semble plus rassurant d’éviter les grands rassemblements".

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Du gel et des masques

L’impact premier du protocole sanitaire concerne l’attente, notamment à l’entrée des salles. "Tous les candidats entreront par un même point d’accès où ils disposeront de gel et de masques. Nous organisons aussi la circulation des flux dans le bâtiment pour éviter que les candidats se croisent", indique François Rousseau.

A EM Strasbourg, l'une des difficultés concerne l'arrivée des candidats qui sont convoqués à la même heure. "Nous avons choisi de les convoquer une heure avant pour les faire venir au compte-goutte, mais il faudra sans doute prévoir une file d'attente pour les candidats", estime Jessica Broggini.

Par ailleurs chaque centre de concours et d'examen doit avoir un responsable sanitaire pour assurer l'organisation sanitaire des concours. "Ils seront chargés de la mise en conformité du protocole sanitaire et d’éviter des regroupements", précise ainsi Claude-Gilles Dussap.

Les centres de concours prévoient aussi des quantités de masques et de gel hydroalcoolique ainsi qu’un entretien régulier des sanitaires. EM Strasbourg est ainsi "presque prête" concernant la gestion des masques et des gels. "Il y aura du gel dans toutes les salles de composition et le nettoyage des sanitaires est amplifié", confirme Jessica Broggini.

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Plus d'effectifs pour la surveillance des examens

L’aspect surveillance est aussi un point que les établissements ne négligent pas. Souvent, la surveillance est assurée par des professeurs ou personnels à la retraite qui peuvent faire partie des populations à risque pendant cette pandémie. Par ailleurs, les établissements sont nombreux à avoir augmenté le nombre de classes pour composer, ce qui implique d’augmenter le nombre de surveillants.

"Il faut s’assurer que les surveillants ne sont pas des personnes vulnérables et nous allons évidemment renforcer le contingent de personnels surveillants, cela nous semble essentiel. C’est aussi pourquoi, nous pouvons proposer certains de ces emplois en job étudiants", précise Caroline Pascal, présidente du comité de pilotage et cheffe de l'IGESR.

Dans la plupart des cas, la surveillance est confiée aux personnels des centres. Ainsi, Mines Nancy fait appel aux volontaires parmi le personnel de l’école. A EM Strasbourg en plus de ces personnels, l'école va proposer des jobs étudiants.


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